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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

Master and commander, Russell Crowe part à l'abordage

Publié le 11 Mai 2021 par Romain Jankowski in analyses

Peter Weir me semble être un réalisateur assez sous-estimé. Quand il réalise LE CERCLE DES POETES DISPARUS, on attribue la réussite du film au scénario de Tom Schulman et à l'interprétation de Robin Williams. Même chose quand on parle de THE TRUMAN SHOW pour lequel on loue la merveilleuse écriture d'Andrew Niccol. Sauf que Weir est, en vérité, un cinéaste remarquable qui, outre ces deux grands succès, a mis en scène MOSQUITO COAST, un film d'aventures avec Harrison Ford plus profond qu'il n'y paraît, WITNESS, un remarquable thriller toujours avec Ford, mais également L'ANNEE DE TOUS LES DANGERS (avec Mel Gibson en journaliste), ETAT SECOND et LES CHEMINS DE LA LIBERTE (son dernier long-métrage qui date de 2010). En 2003, c'est le formidable MASTER AND COMMANDER qui sort en salles, spectacle hallucinant de 150 millions de dollars qui déroule son intrigue au début du XIXème siècle, nous plongeant dans une période de l'histoire propre aux plus grandes folies visuelles. 

La direction artistique est à couper le souffle, mais c'est bien le scénario qui étonne, mélangeant détails minutieux sur le fonctionnement d'un navire et la gestion d'un équipage avec une étude psychologique pertinente sur l'obsession  du capitaine Jack Aubrey, qui se lance dans une poursuite qui le mènera aux confins du monde. Tout en haut trône un Russell Crowe habité par son rôle, portant fièrement la tenue de capitaine. Paul Bettany (désormais bien connu du grand public avec son rôle de Vision dans le Marvel Universe), Billy Boyd (éternel Pippin dans la trilogie du SEIGNEUR DES ANNEAUX) et James D'Arcy (DUNKERQUE) complètent le casting. 

Cela n'a pas suffi pour que MASTER AND COMMANDER entre dans ses frais. Malgré les bonnes critiques, le film de Peter Weir n'amasse que 210,4 millions de dollars de recettes mondiales. En 2004, nous étions encore à une époque où de telles épopées cinématographiques étaient produites sans besoin impératif de les rattacher à des franchises. De sacrés paris, pas toujours payants, mais qui ont donné naissance à des films épiques que les cinéphiles ne se lassent pas de revoir.  

 

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