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cinema fou

Critiques de films, news et rétro-cinéma

LA LIGNE VERTE, quand Frank Darabont retrouve Stephen King

Publié le 31 Mars 2021 par Romain Jankowski in Histoire du cinéma

Cinq années séparent LES EVADES de LA LIGNE VERTE. Cinq années durant lesquelles le réalisateur Frank Darabont peut commencer à admirer la seconde vie admirable que son long-métrage trouve en vidéo (après son échec en salles, voir notre article ici). 

Cependant, le film lui a pris beaucoup d'énergie, autant physique qu'émotionnelle, alors il se permet de faire un break, n'écrivant que partiellement sur les téléfilms issus de la série TV, LES AVENTURES DU JEUNE INDIANA JONES. Un appel changera son futur, celui de Stephen King. Très heureux de l'adaptation de son bouquin en 1994, l'auteur récidive en parlant de LA LIGNE VERTE au réalisateur. Rien n'est encore rédigé, mais King lui murmure déjà l'histoire à l'oreille afin de piquer sa curiosité. Darabont, secoué, accepte immédiatement. 

Prenant exemple sur les séries de Charles Dickens, King rédige LA LIGNE VERTE en six épisodes. En découvrant le premier, Darabont est stupéfait et commence la rédaction du scénario. Le cinéaste doit attendre la sortie de l'ensemble pour avoir toutes les clés en mains, mais son envie de travailler sur le projet est décuplé. Bien sûr, les livres cartonnent et l'idée d'un film de plus de trois heures effraie un peu moins la WARNER BROS malgré la noirceur du projet. Les spectateurs achèteront-ils une place pour aller voir des personnages enfermés dans une prison ? 

Tom Hanks est choisi dans le rôle principal. Cette décision, fondamentale, est probablement l'un des plus grands prodiges du film, tout comme l'incarnation de l'immense Michael Duncan Jones en John Coffey. Darabont plonge dans cet univers carcéral et fantastique avec force. Son sens du cadre transcende une histoire parfaite sur papier, mais loin d'être évidente à mettre en scène. En sortant le 10 décembre 1999 aux USA, LA LIGNE VERTE est un grand succès avec plus de 268,7 millions de dollars de recettes mondiale pour 60 millions de budget. 

Mais encore une fois, c'est le temps qui fera de ce film une oeuvre culte et toujours admirée des décennies plus tard. Sans s'en apercevoir sur le coup, Frank Darabont a probablement réalisé deux des oeuvres les plus importantes des 90s. Il reviendra ensuite en 2001 avec THE MAJESTIC puis l'excellent THE MIST en 2007 avant d'adapter le phénomène THE WALKING DEAD en série TV pour le succès que l'on connaît. Rare, il n'a plus rien mis en scène depuis 2013. 

LA LIGNE VERTE, quand Frank Darabont retrouve Stephen King
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