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cinema fou

Critiques de films, news et rétro-cinéma

L'échange, une histoire poignante portée par Angelina Jolie

Publié le 17 Juin 2021 par Romain Jankowski in analyses

Après le diptyque MEMOIRES DE NOS PERES / LETTRES D'IWO JIMA, Clint Eastwood adapte le scénario écrit par J. Michael Straczynski, issu d'un travail de recherches déposé sur un plateau par une source au Los Angeles City Hall. 

Pourtant, c'est Ron Howard qui devait initialement s'occuper du film. Mais occupé sur FROST/NIXON et ANGES ET DEMONS, il ne peut décemment rajouter un autre projet à sa liste. Il se met alors à la recherche d'un autre cinéaste avec son associé Brian Grazer et le propose alors à Eastwood qui tombe immédiatement amoureux de cette histoire. Il décide de le mettre en scène alors qu'il est déjà en pleine préparation de son fameux GRAN TORINO. Avec la minutie qui le caractérise, il assemble rapidement les pièces du puzzle. Angelina Jolie, choix premier de Ron Howard, est approuvée par Eastwood. L'ECHANGE peut donc se mettre en place. 

Le récit se déroule en 1928 à Los Angeles. Un matin, Christine (Jolie) dit au revoir à son fils Walter et part au travail. Quand elle rentre à la maison, celui-ci a disparu. Une recherche effrénée s'ensuit et, quelques mois plus tard, un garçon de neuf ans affirmant être Walter lui est restitué. Christine le ramène chez elle mais au fond d'elle, elle sait que ce n'est pas son fils... Une histoire forte et sensible que le cinéaste manie d'une main de maître. Tom Stern, le directeur de la photographie, magnifie chaque plan avec des couleurs chaudes qui renvoient typiquement à l'époque dans laquelle s'insère la narration. La sixième collaboration entre les deux hommes est une véritable réussite. 

Présenté à Cannes en 2008, le film est ovationné. Tout le monde lui prédit la Palme d'Or, mais il sera battu de deux voix par ENTRE LES MURS ! Sorti en novembre 2008 dans les salles, L'ECHANGE ravit la critique internationale et secoue le grand public. Avec 112,9 millions de dollars de recettes, il se situe à la douzième position dans la longue filmographie de cinéaste d'Eastwood, entre INVICTUS (122 millions) et AU-DELA (105,1 millions). 

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