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cinema fou

Critiques de films, news et rétro-cinéma

Il était une fois dans le Bronx, quand Robert de Niro passe derrière la caméra

Publié le 31 Mai 2021 par Romain Jankowski in Histoire du cinéma

Tellement passionné par l'histoire de Chazz Palminteri, Robert de Niro pense alors sérieusement à réaliser son tout premier film. Nous sommes en 1993, et l'acteur vient de passer près de trente ans devant la caméra avec quelques chefs-d'oeuvre à la clé. 

Décidant également de jouer dans le film en prenant le rôle du père de Calogero, Lorenzo, de Niro reprend tous les très bons conseils de ses précédents metteurs en scène (dont un certain Martin Scorsese). L'acteur doit néanmoins se confronter à Palminteri qui refuse de vendre les droits de son histoire si ses conditions ne sont pas remplies, à savoir sa participation au casting dans le rôle Sonny ainsi que l'écriture du scénario. Néanmoins, les négociations sont rapides puisque les deux hommes sont amis dans la réalité. De Niro accepte les conditions tout en insistant sur le fait que le film serait porté par lui seul. Le contexte est clarifié, l'acteur peut donc marcher sur les pas de son illustre aîné, Martin Scorsese. 

L'histoire s'ouvre sur une scène de meurtre. Le gamin, Calogero, a neuf ans et voit Sonny, un gangster, abattre un homme. Fasciné par ce gangster, il ment à la police afin de respecter la loi du silence. A partir de ce moment, Sonny va considérer Calogero comme son propre fils. Porté par une belle énergie, IL ETAIT UNE FOIS DANS LE BRONX (traduction française de A BRONX TALE, afin d'affirmer la ressemblance avec le chef-d'oeuvre de Leone, IL ETAIT UNE FOIS EN AMERIQUE) est un coup d'essai se transformant en coup de maître pour de Niro. Visuellement réussi, il ancre son récit dans un contexte social pertinent

doublant dès lors ses enjeux d'une crédibilité indéniable. En 1968, la domination du territoire est italienne, mais celle-ci se retrouve menacée par les gangs afro-américains. Un guerre raciale qui se perpétue toujours des décennies plus tard. 

Par la suite, Robert de Niro ne réalisera plus qu'une seule fois. Ce sera en 2006 pour l'excellent RAISONS D'ETAT. Sa carrière d'acteur, elle, va encore être sublimée par de grands films : BLESSURE SECRETES, HEAT, CASINO, SLEEPERS, JACKIE BROWN. Quand à Chazz Palminteri, il connaîtra la consécration en tant qu'acteur en 1994 avec le film de Woody Allen, COUPS DE FEU SUR BROADWAY puis dans USUAL SUSPECTS de Bryan Singer en 1995.  

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