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cinema fou

Critiques de films, news et rétro-cinéma

GOOD BYE LENIN, le film qui a révélé Daniel Brühl

Publié le 23 Avril 2021 par Romain Jankowski in analyses

Avant GOOD BYE LENIN !, Daniel Brühl enchaînait des petits rôles dans des séries allemandes et des films assez confidentiels. Le long-métrage réalisé par Wolfgang Becker en 2003 sera celui de la consécration. 

Il joue ici le rôle d'Alex, un jeune homme qui tente de cacher à sa mère, citoyenne de la RDA communiste tout juste sortie de plusieurs mois de coma, les récents bouleversements politiques de son pays, notamment la chute du mur de Berlin, afin de lui éviter une rechute. Sur le postulat comique, se cache une histoire assez douloureuse de séparatisme. Ce qu'on appelle l'ostalgie, un néologisme désignant la nostalgie de l'ancienne Allemagne de l'Est. Pour information, ce terme a par la suite été utilisé pour les autres pays de l'Est, prenant ainsi le sens élargi de "nostalgie du système communiste". 

GOOD BYE LENIN ! se veut avant tout un témoignage sur cette société qui a basculé et disparu avec la Chute du Mur en novembre 1989, marquant ainsi la fin de la guerre Froide. L'évocation du passé de la RDA se fait d'ailleurs par le biais de différents types d'images qui peuvent toutes renvoyer à des états de conscience différents. C'est un véritable travail de mémoire ainsi qu'une nécessité à devoir tourner la page. 

S'enfonçant dans une mise en abyme habile suite à l'apparition du personnage incarné par Florian Lukas, Denis Domaschke, qui va devenir en quelque sorte le "réalisateur" du mensonge orchestré par Alex. Daniel Brühl, quand à lui, est impressionnant dans la palette d'émotions qu'il distille. Son charisme naturel et ses ruptures de ton, dont il s'est fait une spécialité, montrent déjà quel imposant acteur il va devenir (et qu'il devient, là, sous nos yeux). 

Immense carton en Allemagne (plus de six millions d'entrées), le film a rapporté 79,3 millions de dollars de recettes mondiales pour, seulement, 3 millions de budget ! Un film extrêmement rentable qui ouvra les portes du cinéma international à Daniel Brühl. En France, GOOD BYE LENIN ! a vendu 1 545 859 tickets, ce qui en fait l'un des films allemands les plus populaires dans l'Hexagone. 

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