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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

DARK CITY, LE CLASSIQUE SF D'ALEX PROYAS

Publié le 24 Février 2021 par Romain Jankowski in dossiers

Aujourd'hui, le nom d'Alex Proyas résonne avec les douloureux PREDICTIONS et GODS OF EGYPT. Dans les 90s, le cinéaste marque les esprits avec THE CROW, fortement critiqué à sa sortie et pourtant adoré des fans du comics originel. Evidemment, la mort de son interprète Brandon Lee sur le tournage aura crée une grande controverse et mis en lumière le film d'une bien mauvaise manière. 

Quatre ans plus tard, 27 millions de dollars lui sont alloués pour un projet qu'il porte depuis de nombreuses années. Grand film noir traversé par une superbe vision SF, DARK CITY a glané ses galons de film culte au fil des années. Avec MATRIX, il représente ce qu'il s'est fait de mieux dans le genre au sein des 90s, puisant son inspiration dans les bandes dessinées européennes et le monde des comics books. Proyas inscrit DARK CITY dans la veine du polar à l'ancienne et en reprend les gimmicks : une femme fatale, des hommes de main, une manipulation, un complice défaillant...

Véritable tour de force technique, le film monte en puissance grâce à la maestria de Proyas qui s'inspire des metteurs en scène allemands et du mouvement expressionniste. Par exemple, il créa de toute pièce une ville hors du temps et de l'espace dans les transformations nocturnes sont de superbes exploits techniques qui offrent une sensation de malaise du plus bel effet. 

Aujourd'hui, DARK CITY est perçu avec beaucoup de respect par les cinéphiles, moins par le grand public qui retient essentiellement MATRIX. Lorsqu'il sort en 1998, il passe inaperçu, submergé par TITANIC qui détruit tout sur son passage. La proposition étrange de Proyas ne trouve pas son public en rapportant seulement 27,2 millions de dollars. En France, ce sont 383 915 spectateurs qui se déplacent dans les salles pour visionner le film.

La suite de la carrière du cinéaste sera plus délicate. Tout juste sauvera-t-on l'impressionnant I,ROBOT avec Will Smith en 2004 qui sera un beau succès avec 347,2 millions de dollars amassés. Malgré tout, aucun de ses films ne marquera autant les esprits que DARK CITY, une oeuvre désormais emblématique du genre.   

DARK CITY, LE CLASSIQUE SF D'ALEX PROYAS
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