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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

Baby Driver, le show d'Edgar Wright

Publié le 9 Mai 2021 par Romain Jankowski in analyses

En 2017, le réalisateur de SHAUN OF THE DEAD est venu dépoussiérer le film de casse pour nous offrir un road trip mené à cent à l'heure qui n'oublie ni le fun, ni l'émotion, ni l'amour. Un divertissement total qu'une BO époustouflante vient parfaire. 

Parce que dans le fond, difficile de dire du mal d'un film qui sait ce qu'il est et qui s'affirme en tant que tel. Dès l'intro, soufflante, le ton est donné et les cascades promettent du grand spectacle. Surtout, Ansel Elgort domine déjà son sujet dans la peau d'un personnage subtil et rempli de traumas (il sera à l'affiche du prochain Spielberg, WEST SIDE STORY en décembre prochain). Ce "baby" est le vrai point fort de l'intrigue tant on parvient à s'attacher à lui au fur et à mesure qu'il commence à s'affirmer en tant qu'homme. Le travail sur le son est à ce titre une vraie réussite puisqu'on se retrouve constamment dans la tête du jeune homme, entre musiques et dialogues. Voire parfois des scènes carrément muettes ! 

Les gangsters sont caricaturaux, mais voilà une façon pour le réalisateur de s'amuser avec ses personnages, comme il a souvent l'habitude de le faire. Ainsi, Jamie Foxx est excellent dans la peau de Bats, un mec aussi imprévisible qu'indélicat. Il a le droit aux meilleures punchlines, bien contrebalancées par la froideur de Kevin Spacey en Doc. Jusque pousser le bouchon au summum de la caricature dans un final au méchant invincible. 

BABY DRIVER est effectivement un film très fun dans sa définition primaire même s'il n'oublie pas ses personnages sur ce seul point de départ. D'autant que les scènes d'action sont ultra-jouissifs (la course-poursuite en magasin est d'une fluidité stupéfiante) et que l'humour est souvent bien distillé. En somme, un film rafraîchissant !

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