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cinema fou

Critiques de films, news et rétro-cinéma

critique de CINQUANTE NUANCES PLUS SOMBRES

Publié le 12 Février 2017 par Romain Jankowski

Suite de la saga la plus ridicule du cinéma moderne, ces nuances "sombres" noircissent donc le trait avec de nouvelles intrigues incroyablement profondes (sans vilains jeux de mots) : Christian Grey, ce véritable malade mental, changera-t-il sa nature pour cette insupportable Anastasia Steele ? Une femme revenue du passé va t-elle avoir une incidence sur leur couple ? 

Deux heures. Deux heures pour dire tout et son contraire, deux heures pour nous montrer une dizaine de fois les seins de Dakota Johnson dans des scènes de sexe piètrement réalisées, deux heures de longs, très longs dialogues ineptes à base de règles sexuelles et autres besoins vitaux de domination accrue de ce cher monsieur Grey, fantasme de la femme moderne, donc. Ne demandez pas à cette histoire de produire quelque chose d'inventif, elle en est incapable. Si la base est mauvaise (le bouquin), le film sera inévitablement du même niveau. De plus, James Foley, pourtant talentueux réalisateur, doit faire avec les contraintes de E.L James, cette "auteure" responsable d'un véritable hold-up de la littérature. Contrôlant tous les compartiments du film, impossible pour le cinéaste d'avoir une seule idée de mise en scène. L'ensemble est donc plat, filmé comme un soap opera. Rien d'étonnant...

A la limite, si cette saga passait inaperçue, elle ne nous poserait aucun problème. Ce serait juste mauvais. Là, nous sommes obligés de dresser un constat sociétal : comment cet homme infâme, dominant sans vergogne les femmes, peut-il être un idéal d'une partie de celles-ci ? Autant aurait-il pu être un sacré personnage de cinéma (si il avait été bien traité...), autant on ne peut reléguer ses fantasmes personnels à un être si odieux. Et pourquoi est-il ainsi d'ailleurs ? Parce que sa maman était une droguée. OK, on excuse alors (et puis comme c'est un riche homme d'affaire, on oublie carrément...). Non, franchement cette histoire d'amour est malsaine, pas romantique, pas touchante. On ne comprend même pas ce qui les unit vraiment, vu qu'ils n'ont aucun point commun, aucune passion, aucune fougue. On ne ressent rien pour eux et les acteurs débitent leurs dialogues avec une lassitude évidente. 

De plus, l'idylle est trop rapidement présente, le suspense de fin de premier volet étant éventé en cinq minutes. Anastasia revient dans ses bras en un claquement de doigt. Les personnages secondaires sont atroces (celui du patron, tellement risible) et les événements dramatiques expédiés à la va-vite dans une confusion ahurissante (elle restera gravée cette scène de l'accident, mais pas dans le bon sens). Et tout ça bien emballé dans une soundtrack assourdissante, présente à peu près... tout le temps.

On ne peut pas sauver grand-chose malgré quelques pistes narratives qui auraient pu être intéressantes (le personnage de la maîtresse, malheureusement à côté de la plaque, interprétée par une Kim Basinger en service minimum). Le pire c'est que le titre annonce plus sombre. On a déjà peur de ce que nous réserve le prochain, plus clair... il est temps que ça se termine. 

 

NOTRE AVIS : Avec sa morale toujours aussi malsaine et nauséabonde, CINQUANTE NUANCES PLUS SOMBRES ne peut pas aller bien loin. Ses scènes de sexe sont risibles, tout comme ses dialogues et ses personnages. Vivement l'an prochain qu'on en finisse avec cette trilogie ! 

NOTE : 04 / 20

 

CINQUANTE NUANCES PLUS SOMBRES  1h58

Un film réalisé par James Foley

Avec Dakota Johnson, Jamie Dornan, Kim Basinger, Bella Heathcote.   

 

critique de CINQUANTE NUANCES PLUS SOMBRES
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Élise 12/02/2017 11:59

Merci, j'aurai pas dit mieux !!
Cette saga est une honte pour la femme !