Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

JOHN WICK PARABELLUM, KEANU REEVES AU COEUR DE L'ACTION

Publié le 30 Novembre 2020 par Romain Jankowski in analyses

Après deux premiers opus d'une franche qualité qui, s'ils n'avaient rien de révolutionnaire, emportaient l'adhésion grâce à un personnage atypique et furieux (ainsi qu'à une direction artistique phénoménale rehaussée par des scènes d'action redoutables), ce troisième film a fait encore plus fort. Rangeant directement JOHN WICK au rayon des sagas d'action qui comptent.

Rythmé par la marche en avant forcée de John Wick, le scénario cale sa dynamique sur la mise à mort de son héros suite à son crime commis à la fin du deuxième opus. Dans la noirceur et sous la pluie, le réalisateur Chad Stahelski parvient à construire une ambiance en quelques secondes. L'ombre de l'incroyable Keanu Reeves plane avec sa démarche peu assurée et son regard noir. Sans transition, l'excommunication démarre et Wick doit se défendre. Extraordinaire de fluidité, la caméra capte des combats à la chorégraphie absolument parfaite. C'est même un euphémisme tant ce qui se déroule à l'écran relève de l'euphorie totale ! La scène des couteaux est probablement ce qu'on a vu de plus dingue en corps-à-corps depuis des lustres au cinéma. Sans parler du reste...

Le scénario prend la cadence de toutes ces scènes d'action et ne ralentit jamais le rythme. Wick chute, se blesse, se relève et ainsi de suite. Une pure machine. Peut-être trop, c'est vrai, mais le plaisir pris devant les combats reste intact. Puis, comment ne pas être impressionné par cette si belle utilisation de la lumière ? Comment ne pas être ébahi par un sens du cadre qui tranche avec de nombreuses autres productions du genre ? Comment ne pas être stupéfait d'un Keanu Reeves assurant avec une aisance inouïe ses cascades ? Ce dernier point permet la fluidité de la mise en scène qui n'a aucunement besoin de découper l'action. En témoigne cette monstrueuse séquence à Casablanca avec une Halle Berry virevoltante. 

Au-délà d'un passage intéressant sur la jeunesse de Wick, il faut bien dire que le scénario ne parvient pas réellement à bousculer malgré l'apparition de la troublante Asia Kate Dillon en arbitre et membre de la Grande Table. L'inexpugnable résistance de son personnage principal peut aussi lasser certains spectateurs, mais il est difficile de trouver une quelconque fausse note à ce petit bijou d'action. D'abord conçu comme une série B à petit budget, JOHN WICK est entré dans une nouvelle ère avec des recettes s'élevant à 326,3 millions de dollars pour le troisième film ! On parle désormais de spin-off sous forme de série ainsi que d'un inévitable quatrième volet bientôt en production. Et Keanu Reeves d'avoir réussi un come-back assez renversant !

JOHN WICK PARABELLUM, KEANU REEVES AU COEUR DE L'ACTION
Commenter cet article