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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

LES 10 PIRES FILMS DE SUPER-HEROS

Publié le 3 Juin 2020 par Romain Jankowski in les tops

Catégorie phare des années 2000, le film de super-héros est considéré comme un genre aujourd'hui tant ses codes sont définissables. On fait souvent l'éloge des meilleurs films de la catégorie (la trilogie SPIDER-MAN, les X-MEN, la trilogie DARK KNIGHT, AVENGERS...), mais aujourd'hui le rédacteur de L'ANTRE DU CINEPHILE a décidé de faire l'inverse : répertorié ses dix pires expériences de comic-book movie. 

 

10. JUSTICE LEAGUE de Joss Whedon (2017)

C'est quand même vraiment pas bon comme film entre la résurrection ridicule de Superman, la dégaine affreuse de Steppenwolf, le scénario qui part dans tous les sens, l'ennui bien visible sur le visage de Ben Affleck (pourtant très convaincant dans le sous-estimé BATMAN V SUPERMAN), l'insupportable puérilité de Flash et des effets spéciaux lamentables. C'est vrai, il y a de courts instants sympathiques, Jason Momoa en impose dans la peau d'Aquaman, mais la déception fut assurément immense pour la méga réunion tant rêvée au fil des années des membres du DC UNIVERSE. Et c'est pour ça qu'il mérite sa place dans ce classement peu enviable. Gros gros pétard mouillé.

 

 

9. DAREDEVIL de Mark Steven Johnson (2003)

C'était le début d'une nouvelle ère, celle des super-héros qui allait s'étaler sur plusieurs années. DAREDEVIL fut assez mal traité dans cette version très laborieuse d'un héros fascinant emprisonné dans ses propres démons. Le récit s'avère basique, mais son traitement laisse beaucoup à désirer tandis que la direction artistique est assez navrante. La version longue rattrape (un peu) certains éléments, mais pas assez pour en faire un bon film. 

 

 

8. GREEN LANTERN de Martin Campbell (2011)

Après l'avoir vu une seule fois au cinéma en août 2011, j'avais le souvenir d'un film imparfait, mais dont les mauvaises critiques m'avaient réellement surpris. Pas que GREEN LANTERN soit un bon film, mais il ne méritait pas toute cette haine. Le revoir, c'est comprendre. Pourtant initiateur de quelques solides retour de JAMES BOND (GOLDENEYE, CASINO ROYALE) et d'un certain homme masqué (LE MASQUE DE ZORRO), Campbell donne l'impression d'avoir perdu tout son talent dans un univers qu'il ne maîtrise pas, peu aidé par les directives castratrices de la WARNER. Le résultat est un condensé de tout ce qu'il ne faut pas faire en matière de super-héros. 

 

 

7. CAPTAIN AMERICA d'Albert Puyn (1990)

C'est un vrai nanar, mais qu'on remettra dans le contexte de l'époque : hormis BATMAN et SUPERMAN, aucun héros n'a eu le droit à un bon film. Encore moins MARVEL qui ne possède absolument pas l'aura audiovisuelle d'aujourd'hui. Le film d'Albert Puyn tente de respecter son matériau d'origine, Matt Salinger ressemble plutôt à sa version papier physiquement. Bon, je ne vais pas vous la faire à l'envers, c'est terriblement mauvais, c'est visuellement catastrophique et il y a un certain humour absurde qui ne colle absolument pas à l'histoire racontée. Pour le plaisir vintage, vous pouvez vous lancer !

 

 

6. L'HOMME ARAIGNEE de E.W Swackamer (1977)

Même discours que le précédent : L'HOMME ARAIGNEE est encore plus vieux et donne tout avec la technologie de son époque. C'est d'un kitsch absolu (ah ces petites araignées qui clignotent !), les personnages sont inexistants, les effets spéciaux ratés, mais il y a un aspect plaisir coupable à regarder cet indigeste spectacle. 

 

 

5. BATMAN ET ROBIN de Joel Schumacher (1997)

Plus encore que BATMAN FOREVER, cet opus aura cristallisé toute l'incompréhension des auteurs à correctement aborder ce sombre personnage qu'est Batman. Parsemé de longueurs interminables, BATMAN ET ROBIN marque surtout la fin d'une légende des comics, devenu la parodie de lui-même (en témoigne cette interprétation superficielle de George Clooney) concoctant un défilé de stars (Arnold Schwarzenegger, Uma Thurman) dans une coquille vide et fade. L'exploit de Christopher Nolan sur sa trilogie du DARK KNIGHT n'en est que plus grand quand on sait qu'il a dû succéder à ce piètre film. 

 

 

4. GHOST RIDER, L'ESPRIT DE VENGEANCE de Mark Neveldine et Bryan Taylor (2012)

Le premier volet ne brillait pas de mille feux, mais il possédait au moins un scénario sympathique capable de plus ou moins retenir notre attention sur les

deux heures de bobine. Ce deuxième film est en revanche imbuvable, tellement loin de l'esprit du comic-book dans sa façon de traiter le personnage. Nicolas Cage en fait, comme à son habitude, des caisses, tandis que les séquences d'action s'avèrent bien pauvres. On est triste pour Idris Elba, mais il faut bien payer ses factures...

 

 

3. SUPERMAN IV de Sidney J. Furie (1987)

Après le chef-d'oeuvre de Richard Donner qui aura marqué la première vraie pierre de l'édifice super-héroïque, le kryptonien incarné par Christopher Reeves n'aura pas été gâté par les séquelles. Le deuxième passe encore, mais le troisième commence déjà à sévèrement abaisser le niveau. Ce quatrième volet est complètement à côté de la plaque, navigant entre niaiserie embarrassante et délires visuels stupéfiants de laideur (les effets du premier volet de 1978 était encore plus réussis). Reste juste la sympathie envers Reeves, Superman à jamais dans l'inconscient collectif.

 

 

2. ELEKTRA de Rob Bowman (2005)

A l'époque, personne n'a compris pourquoi Elektra avait son propre film (d'ailleurs personne n'y est allé puisqu'il n'a rapporté que 56,6 millions de dollars de recettes mondiales). Jennifer Garner, au top de sa popularité avec ALIAS, incarne donc Elektra, introduite dans le déjà mauvais DAREDEVIL. L'univers partagé, l'idée de spin-off, tous ces termes devenus communs aujourd'hui ne l'étaient pas forcément à l'époque. Le film est inintéressant au possible (quel scénario foutraque !) tout comme son héroïne d'une affligeante antipathie. Le jeu inexpressif de Garner n'arrange rien tandis l'aspect visuel est bourré de ralentis complètement ridicules qui gâchent systématiquement toute ambition côté spectacle. 

 

 

1. CATWOMAN de Pitof  (2004)

Un film d'une autre époque, d'une autre galaxie. S'il sortait aujourd'hui, il aurait pris des rafales tant sa subjectivité vulgaire marque les esprits. Halle Berry est filmée comme un objet de désir, jamais comme un personnage à part entière. Perchée sur des idées d'une affolante bêtise (la scène de sauvetage par les chats vaut son pesant d'or), on retiendra (dans le mauvais sens du terme) son montage épileptique nous permettant de ne jamais voir l'action en cours. On saluera évidemment l'effort d'écriture qui avait pour objectif de s'éloigner au maximum du comic-book avec cet ingénieux mélange de deux mondes (l'Egypte Antique et le cosmétique). Et puis on remettra la Palme de la nullité aux dialogues, summum d'un manque cruel d'inventivité. Tout sonne faux dans ce CATWOMAN jusqu'aux effets spéciaux qui rappellent les plus mauvaises utilisations des CGI des années 2000. 

LES 10 PIRES FILMS DE SUPER-HEROS
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