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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

critique de TOY STORY 4

Publié le 28 Juin 2019 par Romain Jankowski in critiques

Il y a neuf ans, TOY STORY 3 ressemblait à l'aboutissement ultime d'une saga animée qui restera dans l'Histoire, la première à être entièrement numérique. La révolution de 1995 avait donné lieu à trois histoires fortes qui reflétaient les symboliques de la vie à travers des jouets inquiets de voir leur existence s'éteindre dans les yeux des enfants. Au départ du projet, TOY STORY 4 semblait être l'épisode opportuniste, celui qui devait garder la fiabilité économique de PIXAR. C'était sans compter sur le talent de ce studio définitivement pas comme les autres.

En opérant un superbe raccord avec Andy, l'introduction, aussi magnifique esthétiquement qu'émouvante, donne le ton d'un film mélancolique qui regarde son histoire se dérouler tout en sachant pertinemment comment tout cela doit se terminer. TOY STORY 4 confronte chacune de ses thématiques déjà existantes (la perte d'identité, la peur de l'abandon, le besoin d'amour) pour opérer un habile changement point de vue qui parlera forcément aux adultes. Les jouets sont le reflet des parents, de leur enfant qui naît et qui fusionnent avec eux, jusqu'aux tourments de l'adolescence où une part de l'enfance disparaît pour se terminer dans le commencement d'une nouvelle vie à l'âge adulte. Un sentiment écrasant d'impuissance commence à naître tandis que les parents doivent reconstruire eux-mêmes leur existence donnée à leurs progénitures. 

Comment peut-on accepter l'oubli ? Le film de Josh Cooley y répond d'une très belle manière à travers le regard de l'éternel Woody, plus expressif que jamais. Sa tristesse, elle se ressent dès les premiers instants où, laissé dans l'armoire au profit des autres, il observe son existence à travers les yeux d'un enfant qui ne le regarde plus. S'ensuit une formidable aventure rythmée par des personnages secondaires fabuleux (Fourchette est absolument dément !) et une animation toujours aussi époustouflante qui permet quelques séquences rondement menées. A l'instar des autres opus, la dynamique du film est intense et nous offre beaucoup de rebondissements qui raviront petits et grands. Sans oublier l'humour, entre un Buzz hilarant avec sa voix intérieure, Ducky et Bunny, deux nouveaux venus, qui imaginent des plans totalement foireux, Fourchette et son amour des poubelles ou encore tous ces stratagèmes pour empêcher les parents de Bonnie de quitter la fête foraine. 

Avec une telle inventivité, difficile de voir en TOY STORY 4 autre chose qu'une belle réussite. Et c'est sans compter sur cette magnifique fin qui devient la conclusion ultime de cette histoire grandiose qui nous aura émerveillés durant plus de vingt-quatre ans. Cette fois, c'est fini, il est temps de laisser les jouets poursuivre leur existence vers l'infini et au-delà !

 

AVIS GLOBAL : Teinté de mélancolie, ce quatrième volet n'oublie pas d'être virevoltant avec des personnages secondaires hilarants et des situations très inventives. Sans oublier cette fin émouvante qui conclut parfaitement une saga époustouflante de bout en bout.

NOTE : 16 / 20

 

TOY STORY 4  1h40

Un film réalisé par Josh Cooley

 

critique de TOY STORY 4
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