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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

critique de DOULEUR ET GLOIRE

Publié le 21 Mai 2019 par Romain Jankowski in critiques

Dans un esprit autobiographique, Pedro Almodovar raconte l'histoire d'un cinéaste en proie à de dures névroses, obligé de s'échapper par la drogue et les images du passé qui s'amoncellent. L'alter ego Antonio Banderas se charge de transmettre toutes les intenses émotions qui traversent ce grand cinéaste pris en tenaille par un passé trop imposant. 

Déjà grandement annoncé comme potentiel gagnant au festival de Cannes, DOULEUR ET GLOIRE est un film lent, coloré, décalé et surtout poignant. Il est presque la finalité de tout le cinéma d'Almodovar. Oui, le réalisateur se raconte et les parallèles avec sa vie sont évidents. Un trip autocentré qui aurait pu être agaçant, mais qui ne l'est pas grâce à sa sincérité. En aucun cas, Almodovar décide de parcourir sa vie sous les affres de la dépression. Il rembobine le film de sa vie et décide de donner le visage angélique de Penelope Cruz à sa mère, symbole d'une existence heureuse malgré un contexte difficile. Il impose des souvenirs, forcément meilleurs que la réalité, et baigne alors son histoire d'une délicatesse bienfaisante. 

Antonio Banderas apporte au personnage une excentricité éteinte pour bien montrer que le cinéma n'est pas important, mais vital. La séquence de retrouvailles avec son premier amour est aussi belle que nécessaire. Sans forcer, Pedro Almodovar signe un nouveau long-métrage doux-amer sur la vie, pas aussi imposant qui le devrait, mais touchant. Et termine par un plan évocateur et sublime. DOULEUR ET GLOIRE est une vraie déclaration d'amour au cinéma.

 

AVIS GLOBAL : D'une sincérité évidente, DOULEUR ET GLOIRE est la représentation de son cinéaste qui repose sur un Antonio Banderas au sommet de son art. 

NOTE : 14 / 20

 

DOULEUR ET GLOIRE   1h52

Un film réalisé par Pedro Almodovar

Avec Antonio Banderas, Penelope Cruz, Asier Etxeandia, Leonardo Sbaraglia.

critique de DOULEUR ET GLOIRE
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