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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

critique de DARKEST MINDS, REBELLION

Publié le 11 Août 2018 par Romain Jankowski in critiques

La dystopie est un genre qui s'est répandu dans le cinéma et la littérature contemporaine, nous tendant un miroir sur nos propres peurs d'un futur trouble. Comme tout mouvement, on a frôlé l'indigestion avec toutes ces histoires de virus, d'expériences scientifiques sur des ados, de monde voué à s'écrouler sous le poids de politiciens véreux et capitalistes. DARKEST MINDS remplit tout ce cahier des charges et peine à imposer une quelconque vision. 

Un virus décime la majorité des enfants. Les survivants possèdent des facultés spéciales et sont parqués dans un camp de travail. Là-bas, ils sont classés par couleur en fonction du danger qu'ils représentent. Ruby en fait partie et est l'une des plus puissantes donc dangereuse pour la société. Un postulat qui rappelle furieusement les précédentes sagas dystopiques (HUNGER GAMES, DIVERGENTE, LE LABYRINTHE). Et c'est pareil dans le film. 

Sans ampleur, DARKEST MINDS reprend tous les éléments de ses aînés (en moins bien) et souffre d'une mise en place assez désastreuse en exposant maladroitement ses enjeux. Ainsi, tout paraît ridicule et en particulier cette idée que tous les adultes sont absents, qu'il n'y ait plus de vie dans les villes comme une fin du monde qui n'a finalement pas eu lieu puisque seuls les enfants ont été touchés. Les problèmes s'accumulent sur tous les niveaux comme tous les retournements de situation vus à peu prés mille fois dans ce genre de production (les faux-amis, le complot politique, les apparences trompeuses) ainsi qu'un rythme d'une lenteur improbable. REBELLION préfère se perdre dans ses dialogues didactiques au possible et ne fait jamais avancer son intrigue si bien qu'au générique final on ne se rappelle pas d'un seul moment de tension en deux heures.

Il faut reconnaître que la jeune Amandla Stenberg est touchante dans le rôle principal, parvenant à rendre palpable les questionnements intérieurs d'une protagoniste assez ambivalente. Et c'est à peu prés la seule vraie qualité d'un premier opus qui restera, probablement, sans suite. 

 

AVIS GLOBAL : Sauvé du naufrage par son interprète principal, DARKEST MINDS se révèle être un film ennuyeux, sans enjeux et aux rebondissements largement attendus.

NOTE : 06 / 20

 

DARKEST MINDS, REBELLION  1h44

Un film réalisé par Jennifer Yuh Nelson

Avec Amandla Stenberg, Harris Dickinson, Mandy Moore, Miya Cech. 
 

critique de DARKEST MINDS, REBELLION
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