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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

critique de ALAD'2

Publié le 26 Août 2018 par RJ in critiques

Un titre est très important. Il donne un peu la mesure de l'ensemble tout en attirant le spectateur qui se demande bien ce qu'il y a derrière ces quelques lettres qui surplombent l'affiche. Quand on lit ALAD'2, on se doute bien qu'on se fiche un peu de nous. On ne va pas vous mentir, on disserte un peu sur le titre parce qu'il n'y a vraiment pas grand-chose à dire sur le désastre que représente ce film écrit par une âme en perdition qui se demande si elle a bien coché toutes les cases du mauvais goût. On peut lui répondre : objectif atteint !

Si vous voyez les quatre points dans la note ci-dessous, c'est uniquement parce L'ANTRE DU CINEPHILE respecte l'équipe technique qui a fait son travail sur les décors et les costumes. On peut reconnaître au moins le talent de ces personnes de l'ombre qu'on ne met plus assez en avant. Ce qui est bien avec la nullité du film, c'est qu'on se concentre sur la moindre partie du décor pour en admirer la reconstitution. Vraiment.

Bon, ce n'est pas le tout, mais on vous a promis une critique quand même (tout est dans le titre de l'article, encore une fois). Dresser la liste de ce qui ne va pas dans ALAD'2 reviendrait probablement à écrire un essai détaillé sur ce que la bêtise peut produire de pire, le tout agrémenté d'une paresse d'écriture affligeante. Une succession de gags assommants, aux anachronismes purement débiles et aux dialogues tellement ineptes qu'on se demande s'il n'y a pas un côté méta doublé d'une profondeur auto-critique. Mais non, pas du tout. En fait, tout le monde s'en fout un peu de ce film, tous les acteurs sont là pour se faire plaisir à coup de millions sur le chèque : Kev Adams n'a pas toujours trouvé le moyen d'être drôle, Eric est un génie d'une imbécilité crasse, Ramzy tente quelques mimiques qui tombent souvent à plat et Vanessa Guide est tout juste corsetée dans une robe évocatrice sans que son personnage ne soit véritablement écrit. La palme revient à Jamel Debbouze qui fait à peu prés tout et n'importe quoi, ramant comme pas possible pour tenter d'arracher un sourire au spectateur. D'une lourdeur incomparable, il finit de plonger le film dans les abysses de la nullité. 

Non, vous n'êtes pas prêt pour ALAD'2. Une autre question nous vient en tête également : Pourquoi, hormis de rares exceptions, dans la comédie française, l'humour devient-il long ? Pourquoi les cinéastes ne savent-ils plus couper une vanne ? Un gag ? Un dialogue ? Le problème est récurrent et inquiétant. Le manque d'imagination dans l'humour contraint le monteur à laisser des séquences de cinq minutes dans le but d'essayer de faire rire à tout prix le spectateur par la répétition d'un mot. Oui, sauf que le comique de répétition doit être travaillé comme toutes les autres formes et qu'il ne suffit pas de laisser improviser des acteurs pour qu'un film soit drôle. Il serait temps que ça change et qu'on s'inspire de nouveau des grandes comédies qui parcourent l'histoire du cinéma français. C'est pas gagné !

 

AVIS GLOBAL : Overdose d'idiotie dans cette suite sans intérêt qui en dit long sur le cynisme des producteurs et le niveau des comiques français actuels...

NOTE : 04 / 20

 

ALAD'2   1h38  (sortie le 3 octobre)

Un film réalisé par Lionel Steketee

Avec Kev Adams, Eric Judor, Jamel Debbouze, Ramzy Bédia. 

 

critique de ALAD'2
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