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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

OSS 117 SANS HAZANAVICIUS : EST-CE SI GRAVE ?

Publié le 20 Mars 2018 par Romain Jankowski in dossiers

OSS 117 SANS HAZANAVICIUS : EST-CE SI GRAVE ?

Après la déception de jeudi, quand Michel Hazanavicius a confirmé qu'il ne réaliserait pas le nouveau OSS 117, on est en droit de réfléchir sur ce désistement et s'ouvrir des portes pour la future aventure de Hubert Bonnisseur de la Bath. 

"Je n'aime pas le scénario". Voici la déclaration du réalisateur. Certains ont déjà peur de ce que va nous pondre Jean-François Halin, le scénariste des deux premiers, on le rappelle. D'après certaines sources, Hazanavicius n'aimerait pas la direction prise par l'histoire, trop éloignée de ce qu'il désirait lui, à savoir un OSS bedonnant, dégarni et forcément vieux con. Que doit-on comprendre ? Que Dujardin et Halin ont préféré rester dans le ton des deux premiers en changeant toutefois d'époque. Laquelle ? On le saura plus tard même si celle de 1970 sous Giscard D'Estaing a toujours été fortement envisagée. De plus, le cinéaste est sur un autre projet bien avancé et l'urgence du troisième OSS ne lui permet pas de mettre son film en cours de production en stand-by.  

Bien sûr, difficile de dissocier le cinéaste des deux premiers volets. Il en a co-écrit les brillants dialogues avec Halin et a surtout fait preuve d'une sublime identité visuelle, très rare dans la comédie française. En effet, la direction artistique est irréprochable, que ce soit dans les costumes, les décors ou les nombreux hommages aux films de l'époque. Il est probable (on dit bien probable, tout dépendra du cinéaste engagé) que ce troisième volet perde un peu à ce niveau-là. 

Mais donc revenons à notre question : est-ce si grave que Michel Hazanavicius ne revienne pas ? En l'état, on est partagé à 50-50. D'un côté, que le scénariste phare de la saga soit là c'est une excellente nouvelle, mais le tout fonctionnait comme un trio entre Halin-Dujardin-Hazanavicius. Si on enlève une partie, l'édifice se fragilise forcément. La réponse se trouvera alors dans le choix du cinéaste. Qui aura la lourde tâche de reprendre le flambeau ?   

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