Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

critique de LE LABYRINTHE 3, LE REMEDE MORTEL

Publié le 10 Février 2018 par Romain Jankowski in critiques

Après plus de deux ans d'attente suite au grave accident qu'a subi Dylan O'Brien sur le tournage, la trilogie du LABYRINTHE s'achève dans un feu d'artifice visuel, un opus nerveux et mené à cent à l'heure. 

Tout commence par une incroyable séquence de sauvetage. Quinze minutes savamment dosées, impeccablement montées et référencées (clin d'oeil à MAD MAX). En parlant du LABYRINTHE, il ne faut jamais omettre le talent de Wes Ball qui a dirigé l'ensemble comme il le désirait, tranchant dans les écrits de James Dashner pour en dévoiler plus facilement les enjeux. Surtout, on est encore frappé par le talent visuel du cinéaste qui fait passer les 62 millions de budget du REMEDE MORTEL pour trois fois plus à l'écran ! A l'instar de LA TERRE BRULEE et de l'étonnant réalisme de sa ville en ruines, il réussit une nouvelle fois des miracles ici, de la scène d'ouverture en passant par la nerveuse séquence du tunnel jusque l'affrontement final. Le réalisateur ne relâche que rarement la pression et donne toute la dimension à ses personnages, le véritable moteur du récit. 

Dans le genre dystopie, LE LABYRINTHE va forcément s'imposer comme petite référence des années 2010. N'échappant pas à certains écueils dû à son origine de "young adult", il en évacue beaucoup d'autres, notamment en ce qui concerne la noirceur du récit et l'absence de bons sentiments amoureux auxquels échappent rarement ce genre de film. A la différence de HUNGER GAMES, le final est impressionnant et nerveux car non découpé en deux parties. LE REMEDE MORTEL donne tout et affirme une autre qualité indiscutable : chaque opus de cette trilogie est différent de l'autre.

A mi-parcours, l'intrigue patine quelque peu avant que la dernière heure ne déroule son

superbe montage : l'affrontement final en mode infiltration d'un côté, évasion de l'autre, puis guerrier pour finir. Tout cela mêlé aux destins poignants des héros qui ne peuvent pas tous s'en sortir. Dans son enchaînement, le cinéaste défie les lois de la crédibilité (la grue, les sauvetages in extremis un peu trop répétés), mais ne cesse jamais de tenir en haleine. Le casting joue très bien sa partition également malgré un Aidan Gillen obligé d'interpréter un personnage devenu caricatural (Jenson). Autrement, Dylan O'Brian est toujours aussi intense, Kaya Scodelario montre bien le combat interne qui secoue Teresa, Thomas Brandie-Sangster émeut avec Newt et Ki Hong Lee (Minho) reste dans sa partition, ayant le droit notamment à une séquence d'évasion brutale et libératrice. 

La séquence finale, d'une beauté étonnante, conclut une histoire que l'on aura appréciée jusqu'au bout. 

 

AVIS GLOBAL : Dernière épreuve réussie pour cette étonnante trilogie qui n'est pas  avare en séquences impressionnantes. Une conclusion épique et finalement émouvante. 

NOTE : 15 / 20

 

LE LABYRINTHE 3, LE REMEDE MORTEL  2h22

Un film réalisé par Wes Ball

Avec Dylan O'Brien, Kaya Scodelario, Thomas Brandie-Sangster, Ki Hong Lee.  

critique de LE LABYRINTHE 3, LE REMEDE MORTEL
Commenter cet article

heart 10/02/2018 23:38

super commentaire mais je trouve qu'une partie a été oculter par rapport au livre ; la partie ou ils retrouves les souvenir et ou teresa se lie définitivement au groupe contrairement au film qui se joue beaucoup plus tard

HD 45 11/02/2018 11:04

C'est vrai heart mais je trouve que le livre est pas top quand même, trop alambiqué. Alors que les films ils ont carrément réussis à rendre tout plus accessible. Perso j'aurai mis un point de plus j'ai vachement kiffer cette fin

Mélina 10/02/2018 15:23

Bonjour. très bel article. très intéressant. un beau blog. Vous pouvez visiter mon univers. lien sur pseudo. à bientôt. bises