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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

STAR WARS, NOTRE TOP DE LA SAGA

Publié le 4 Mai 2020 par Romain Jankowski in les tops

On poursuit et finit cette journée spéciale STAR WARS avec le classement complet de la saga. Il y aura des cris, des pleurs, des salutations, des discussions, mais c'est mon classement, irrévocable et figé jusqu'aux prochains films !

 

11. EPISODE II, L'ATTAQUE DES CLONES (2002)

Il y a de très bons points dans ce deuxième épisode, notamment le final avec l'attaque des clones, la séquence de l'arène ou le combat de Yoda face à Dooku. Il y en a aussi de très mauvais comme cette insupportable histoire d'amour entre Anakin et Padmé que George Lucas enrobe d'une naïveté confondante prouvant au passage que l'écriture de dialogues n'est pas sa qualité première. Le film a déjà terriblement vieilli en à peine vingt ans, bardé de décors numériques hideux et d'une intégration désastreuse des acteurs dans ceux-ci. On retiendra tout de même une partition magistrale de John Williams, notamment le thème musical entre Anakin et Padmé.

 

10. EPISODE I, LA MENACE FANTOME (1999)

A l'instar du REVEIL DE LA FORCE, la sortie de ce volet a été un événement intergalactique. Seize ans après, la Force revenait dans les salles. La déconfiture n'en a été que plus grande. Des problèmes de rythme alors que le script a beaucoup de mal à avancer (pas sûr que le blocus de la fédération était le meilleur choix possible), des Gungans hideux (et Jar-Jar, no comment), des bonnes idées sacrifiées (le personnage de Dark Maul). Ce qui le rend meilleur que le deux, à mes yeux ? Ses morceaux de bravoure ! La course de podracers, le combat final au sabre, la découverte du QG des Jedis, le personnage de Qui-Gon. Mais Lucas a clairement ramé pour faire vivre correctement son début de prélogie...

 

9. SOLO, A STAR WARS STORY (2018)

Dans l'ensemble, SOLO a été une bonne surprise, sauvée par le savoir-faire indéniable de Ron Howard qui récupère un projet en perdition à quelques mois de sa sortie. Certes, ce spin-off reprend un personnage connu de tous, mais tente une autre approche de l'univers sans jedi et sans Force. En traînant dans les bas-fonds de la galaxie, la caméra de Ron Howard capte quelques merveilleux moments (la rencontre entre Chewbacca et Solo) et prend de la hauteur avec quelques scènes d'action particulièrement réussies (l'attaque du train). Un épisode pas forcément utile (Solo est un personnage au passé volontairement laissé de côté, pas besoin de background), mais qui se suit sans déplaisir malgré le jeu limité d'Emilia Clarke et certaines longueurs un peu plombantes (gros ventre mou central qui s'étire). 

 

8. EPISODE IX, L'ASCENSION DE SKYWALKER (2019)

La postologie est loin d'être à jeter, mais ça c'est une autre histoire. Celle de fans se revendiquant les droits d'une saga qui a bien le droit de se renouveler pour poursuivre son enrichissement narratif et thématique. L'épisode IX est probablement le moins bon de cette nouvelle trilogie, J.J Abrams devant remettre de l'ordre dans la maison après les violentes critiques essuyées par l'épisode VIII. En résulte un spectacle particulièrement impressionnant visuellement, mais fondamentalement très propre, ne risquant aucunement de froisser le fan hardcore. Le retour de Palpatine (enfin pas vraiment) est une fausse bonne idée même si elle semble logique dans l'esprit de la saga. Le premier ordre né des cendres de l'Empire, une logique imparable et pertinente. Dommage que l'intrigue globale de cette trilogie n'ai pas plus approfondi ce point narratif. Dommage également de nous présenter seulement les chevaliers de Ren lors du dernier épisode. En revanche, on ne dira jamais assez de bien du meilleur personnage de cette trilogie : Kylo Ren. Sa dualité psychologique, ses fractures émotionnelles, ses forces et ses faiblesses, tous ces aspects conditionnent une trajectoire dramaturgique réellement puissante.

 

7. EPISODE VI, LE RETOUR DU JEDI (1983)

Il ne faut pas oublier que le tyrannique George Lucas (Richard Marquand, le réalisateur de ce sixième film, n'en pouvait plus de son contrôle) avait déjà plombé la fin de sa trilogie originelle. Il est, certes, porteur du retournement central de la saga (Vador revenant vers le côté lumineux de la Force), d'une dimension shakespearienne intense (Leia, Luke, Vador, la famille) et doté de nouvelles technologies impressionnantes pour l'époque. Mais Lucas s'infantilise, force le passage avec ses ewoks, oblige Marquand à s'attarder sur l'antre de Jabba le hutt qui devient vite un morceau interminable (et parfois insupportable). Malgré tout, LE RETOUR DU JEDI parvient à marquer les esprits grâce à son affrontement final jouant sur plusieurs tableaux (le combat Vador/Palpatine/Luke, les batailles spatiales, la lutte sur Endor).  

 

6. EPISODE VII, LE REVEIL DE LA FORCE (2015)

J.J Abrams reprend le flambeau de la saga dans un film aux attentes trop immenses. Une responsabilité dantesque sur les épaules et une réussite incontestable à l'arrivée. Le scénario ne brille pas par son innovation (la structure de l'épisode originelle) et le cinéaste se laisse aller dans un final trop excessif. Mais son idée sur la transmission entre générations est une merveille d'équilibre, Han Solo devenant le personnage central du film. Harrison Ford y est grandiose et sa mort n'en est que plus émouvante. Visuellement splendide (composition des plans, montage, pas d'excès de CGI), ce septième volet laisse de grandes portes ouvertes et nous laisse de nouveau personnages forts (Rey, Finn, Poe, Kylo) et l'une des plus belles scènes de la saga : la transmission du sabre de Rey à son maître initial, Luke Skywalker.

 

5. ROGUE ONE, A STAR WARS STORY (2016)

Pas de jedi, juste un combat, celui pour découvrir la faille de l'Etoile Noire. Connaître la fin fait de ROGUE ONE un film plus mélancolique, encore plus sensationnel. Le sacrifice n'en est que plus beau tandis que les combats de la résistance sont enfin visibles. Le film de Gareth Edwards brille par son intensité visuelle et ses intentions émotionnelles qui le placent tout en haut des moments les plus intenses de la saga toute entière. L'affrontement final est à ce titre phénoménal, une véritable démonstration de montage et de découpage. 

 

4. EPISODE VIII, LES DERNIERS JEDI (2017)

Officiellement l'épisode le plus détesté de la saga. Enfin "officiellement" est un grand mot, Internet ayant été le grand instigateur d'une haine complètement incompréhensible. Rian Johnson réalise l'un des meilleurs épisodes, bouleversant et esthétiquement novateur. Le nombre de symboles, de correspondances, de métaphores contenus dans ces 2h30 est stupéfiant et le film gagne en valeur à chaque visionnage. Tout semble limpide et Johnson a, contrairement aux dires des détracteurs, totalement compris les codes de la saga. Mais il ne les ressort pas bêtement, il les digère, les contourne et oriente la saga vers de nouvelles voies passionnantes. On a beaucoup trouvé à redire sur Luke, mais le choix d'une sombre destinée, lassée par le monde qui l'entoure et sa trop lourde tâche de maître Jedi, est très pertinent. Certes, le passage sur Canto Bight casse un peu la dynamique du récit, mais il s'avère tout-à-fait subtil et parle de l'éternel supériorité des riches sur les pauvres, pointant du doigt l'honteux business des marchands d'armes qui profitent des guerres pour s'enrichir tout en voyant les misérables se battre et mourir. Parfois maladroit dans son exécution, ce passage s'avère pourtant riche en substance. Et il restera certaines idées visuelles incroyablement saisissantes (le combat de Rey et Kylo dans la chambre rouge, l'écrasement du vaisseau de l'amiral Holdo en vitesse-lumière, la bataille sur la planète Crait). On ose croire à une rapide réhabilitation de cet épisode 8. 

 

3. EPISODE III, LA REVANCHE DES SITH (2005)

Celui-là, tonton Lucas ne l'a pas planté. Hayden Christensen a pris du galon et devient la pierre

angulaire d'un basculement frissonnant (peut-être trop abrupt) qui se termine dans les ténèbres. Un revirement fort de la part du cinéaste qui n'hésite plus à montrer des enfants sacrifiés. Il se lâche totalement niveau mise en scène, joue la surenchère qui éclate la rétine et donne tout dans un duel ahurissant entre Anakin et Obi-Wan. Dark Vador naît  et le dernier plan, avec ce regard vers l'horizon, est d'une beauté sans nom. 

 

2. EPISODE V, L'EMPIRE CONTRE-ATTAQUE (1980)

La révélation de Dark Vador, c'est le moment où STAR WARS prend une autre dimension. Tout est presque parfait dans ce cinquième volet, de Yoda en passant par un Han Solo devenu central jusque cette bataille sur la planète Hoth, un climax inversé (celui-ci est finalement émotionnel) alors que la figure du mal devient autre chose qu'un méchant absolu. Le film bouscule et trouve un équilibre assez miraculeux. 

 

1. EPISODE IV, UN NOUVEL ESPOIR (1977)

On donnerait tout pour revenir en 1977 et découvrir le film original dans une salle de cinéma. On ne peut qu'imaginer le choc des spectateurs devant un tel spectacle. Avec le cinquième, notre classement ne se joue qu'à peu de choses. Mais voilà, ce NOUVEL ESPOIR est celui qui a dicté tous les autres, le matériau d'origine que l'on veut toujours copier (les épisode 6 et 7), un film de science-fiction, d'infiltration, d'aventures, la naissance de personnages iconiques, un Alec Guinness magnifique en Kenobi et les bases d'un univers d'une richesse absolue. 

STAR WARS, NOTRE TOP DE LA SAGA
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