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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

LA PROMESSE, OSCAR ISAAC ET CHRISTIAN BALE AUX PORTES DE LA GUERRE

Publié le 14 Septembre 2017 par Romain Jankowski in dossiers

Premier film de cette ampleur sur le génocide Arménien, LA PROMESSE a fait l'objet d'une campagne houleuse dès l'entame de sa production. Ce n'est pas une surprise lorsque l'on connaît la délicate période qui est évoquée. 

Pour être concis, le génocide des Arméniens est commis d'avril 1915 à juillet 1916, pendant que la Grande Guerre bat son plein en Europe. Deux tiers des Arméniens présents sur le

territoire turc périssent de famines, déportations et autres massacres commandités par l'Etat turque. En effet, des "marches de la mort" comme on les appelle, étaient organisées depuis Constantinople (alors capitale de l'Empire Ottoman) où les arméniens, escortés par des soldats turcs, devaient traversés un désert et y périr (ou être massacrés par les soldats eux-mêmes). 

L'Arménie est en fait pris entre deux étaux, celui des Russes et de l'Empire Ottoman. Une affaire de situations peu claires et politiques qui mènent à la défaite des turcs à Sarikamish face aux Russes. Cette défaite, l'Empire Ottoman la met sur le dos des Arméniens qui auraient aidé l'ennemi. Les prémices d'un génocide de grande ampleur se prépare. Si LA PROMESSE a provoqué une vague de protestation, c'est parce que ce génocide fait encore l'objet d'une négation de la part du gouvernement turc, notamment dans l'appellation même de ce qu'est un génocide.  

Le scénario remonte un peu plus loin, en 1914. Le film de Terry George se veut un témoin de la dégradation progressive des situations entre les pays. Oscar Isaac interprète Michael, un jeune étudiant arménien, qui tombe sous le charme de Ana (Charlotte Le Bon) à Constantinople. Face à lui, il  y a Chris (Christian Bale), reporter américain qui s'est attaché à la même femme. Mais bientôt, les massacres commencent et les deux hommes vont s'unir pour être le témoin de ces événements. 

Quelques longs-métrages dans l'Histoire se sont déjà intéressés au génocide des Arméniens dont AMERICA, AMERICA de Elia Kazan en 1963 ainsi que le sublime MAYRIG d'Henri Verneuil avec Omar Sharif en 1991 ou encore le récent THE CUT de Fatih Akin en 2014. Ici, l'ampleur sera différente, entre un gros casting et des ambitions visuelles permises par le budget (90 millions de dollars !). Déjà sorti depuis avril aux Etats-Unis, le film n'a rapporté que 8,1 millions là-bas... 

LA PROMESSE devrait sortir le 29 novembre prochain en France. Mieux vaut tard que jamais ! 

Retrouvez la dernière bande-annonce ici : 

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