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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

critique de MARY

Publié le 17 Septembre 2017 par Louise Martel in critiques

Dernier né de Fox Searchlight, leader dans la production de films indépendants, MARY se révèle être un véritable bijou du cinéma indé américain à la fois drôle et touchant. 

Mary (McKenna Grace), une petite fille surdouée de 7 ans qui a perdu sa mère après son suicide, est élevée par son oncle (Chris Evans) qui s’est juré de tout faire pour qu’elle ait une vie la plus normale possible, loin des grandes écoles, de l’encadrement et de la pression à laquelle aucun enfant de son âge ne devrait être convié.

La grande force de MARY est que le long-métrage ne se veut ni révolutionnaire et ne se prétend pas être plus que ce qu’il vaut. Loin des rouages connus du milieu qui veulent des films très académiques, Marc Webb (après deux AMAZING SPIDER-MAN) s’attaque à un choix cornélien sur la question de l’éducation.

Celui qui a bouleversé les codes du film indépendant avec 500 JOURS ENSEMBLE, devenu culte depuis, présente un drame familial non pas sans quelques facilités mais sans jamais tomber dans le mélodrame poussait à l’excès. De même, loin du Captain America qui a fait sa célébrité, Chris Evans livre une performance très sincère en parfaite symbiose avec ce nouveau petit prodige (du cinéma cette fois) qu’est McKenna Grace. L’alchimie à l’écran des acteurs retranscrie merveilleusement la relation, parfois épineuse mais très touchante, de Mary et son oncle qui a tout sacrifié pour elle. Marc Webb exploite ici les ressorts de la généalogie avec finesse, entre la grand-mère farouche, le trouble de la mort de la mère. Ceci ne sera pas sans rappeler à quel point le réalisateur avait habilement géré la relation de Gwen et Peter, très subtile, mais aussi celle que ce dernier entretenait avec son oncle et sa tante. 

En fin de compte, MARY ne se veut pas plus prodigieux que ce que présente les images de sa bande-annonce mais assure, à tous les coups, un très bon moment devant cette histoire familiale sincère qui fera sourire et laissera les yeux quelques peu humides parfois… La présence remarquée de seconds rôles très sympathiques (Octavia Spencer en voisine et Jenny Slate en institutrice) et pétillants ajoutent un petit plus à ce film à petit budget. L’archétype parfait du film pour s’évader pendant un temps ! A voir et à revoir ! 

Note : 15/20 

 

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