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L'antre du cinéphile

L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

Publié le par Romain Jankowski
GRANDES SAGAS ET TRILOGIES : TRANSFORMERS

Dans sa vertigineuse casse, TRANSFORMERS devient presque un objet à part dans le milieu de la pop culture, un délire visuel incandescent que l'on doit à Michael Bay. Aucun autre réalisateur ne sait manier les explosions comme lui, aucun autre ne parvient à rendre aussi crédible ces grandes batailles qui détruisent des villes entières. Anthony Hopkins a bien raison : Bay est un génie, un génie de l'image.

 

TRANSFORMERS (2007)

Le plus simple et direct de la saga. C'est encore le moment où Bay est resté tranquille avec une mesure dans l'action et un humour pas trop débile (quoique). Il place son univers, matérialise ses robots (le film a dix ans mais reste hyper-impressionnant) et joue déjà avec tout, de la fille superbe, à ces plans en contre-jour à couper le souffle jusqu'à la musique placée un peu partout. Ce qui en ressort ? Un fun absolu, une pierre de l'édifice pop qui se construit devant nos yeux. 

 

TRANSFORMERS 2, LA REVANCHE (2009)

A défaut, il reste le pire de la saga. Pourtant, entre un combat titanesque en guise d'ouverture sur le territoire chinois en passant par celui dans la forêt entre Optimus, Megatron et

Starscream, sans oublier une bataille finale époustouflante (en plein désert, en plein soleil, un défi technique hors-normes), cette REVANCHE reste un plaisir pour les yeux. Mais pas pour le cerveau... Entre les délires de Sam (Shia LaBoeuf en roue libre totale), la confusion d'un scénario qui n'a aucun sens, les nombreux rebondissements qui nous perdent plus qu'ils nous étonnent et la quantité innombrable de personnages, font de cette séquelle un plaisir partiel. Mais on sait désormais qui est le meilleur perso de la saga : Optimus Prime.

 

TRANSFORMERS 3, LA FACE CACHEE DE LA LUNE (2011)

Totalement borderline et drôle dans son révisionnisme (Bay réinvente carrément la mission Apollo 11 sur la Lune), ce troisième volet est un peu le film-somme de la saga. Le cinéaste donne tout et en met plein les mirettes ! Six ans après, on a encore du mal à y croire. Visuellement, le film est absolument incroyable, photoréaliste dans ses destructions (les bombardements sur les immeubles, l'ambiance post-apocalyptique dans Chicago) et totalement démesuré dans son action. La séquence inoubliable de l'immeuble est une leçon de découpage et de cinéma ! Oui, de cinéma ! Cet art d'abord visuel, Bay le maîtrise parfaitement, n'en déplaise à ses détracteurs. Il faut être capable de gérer aussi bien les effets en direct et leur place dans l'ambiance numérique, sans oublier de réussir un montage lisible. Il parvient même à être épique lorsque Optimus débarque à la fin dans un plan-séquence d'une puissance inouïe. 

 

TRANSFORMERS, L'ÂGE DE L'EXTINCTION (2014)

Le casting a changé et Mark Wahlberg reprend le flambeau de Shia LaBoeuf. La petite famille qu'il compose avec Nicole Peltz et Jack Reynor est plutôt attachante, mais Bay en rajoute encore avec ses caricaturaux agents du gouvernement. Ce quatrième volet est un chaos total, une sorte de grand huit sensationnel presque expérimental. Enchaînant les morceaux de

bravoure par dizaines, les dialogues à rallonge, les placements de produits toutes les cinq secondes, le cinéaste atomise le grand écran d'images et de sons épuisants. Mais fascinants. Parce que les effets spéciaux sont encore plus dingues (cette charge des Dinobots, monstrueuse), que la démesure n'a plus de limites (le vaisseau à gravité où le cinéaste fait littéralement tomber des bateaux sur des immeubles !) et que, mine de rien, la BO est assez géniale (Steve Jablonsky a fait un bon travail sur l'ensemble de la saga). 

 

La saga TRANSFORMERS représente le fun à l'état pur où Michael Bay s'éclate comme un gosse. Il est toujours étonnant de lire un peu partout que la saga est pitoyable et sans intérêt scénaristique. Evidemment ! Le but de ces robots envahisseurs est d'offrir un peu d'évasion aux gosses du monde entier et d'impressionner les plus blasés en matière de spectacle. Dans ce sens, la mission est remplie !

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