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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

critique de TRANSFORMERS, THE LAST KNIGHT

Publié le 30 Juin 2017 par Romain Jankowski in critiques

La franchise robotisée tente de se réinventer et d'élargir ses horizons avec un cinquième volet qui a le mérite d'être assez différent des autres. Optimus Prime est parti dans l'espace à la rencontre de ses créateurs tandis que les Transformers sont pourchassés par le gouvernement sur Terre dans une ambiance presque dystopique.

La première partie du film est clairement emballante. Après la superbe introduction arthurienne, Michael Bay impose tout de suite un rythme frénétique dans cette ville abandonnée où des gosses viennent s'amuser. Son sens du spectacle est une nouvelle fois indiscutable, ses plans restant remarquablement construits. Cette gigantesque casse où se cache Cade Yaeger (Mark Wahlberg) et les autobots s'avère être un refuge peu enviable. Lorsqu'il garde son histoire plus intime (Yaeger et sa fille, la relation qu'il entretient avec Izabella, celle avec les autobots), le film demeure bien plus intéressant et on se prend à rêver d'un volet plus émotionnel. 

Malheureusement, Michael Bay tombe dans un travers qu'il évitait plus ou moins dans les autres grâce à de gigantesques séquences d'action. Ainsi, le deuxième, bardé d'explications parasites, était rattrapé par un combat explosif dans une forêt. Ici, le cinéaste est, pour la première fois, avare en scènes d'action. Les explications "chevaleresques" du grand Anthony Hopkins plombent littéralement une grosse demi-heure d'une intrigue qui devient ennuyeuse.

Pire, Bay retarde l'échéance des scènes d'action, ce qui a toujours été la qualité principale de la saga. On pourra tout de même sauver le personnage de Vivien (Laura Haddock) et ses punchlines échangées avec Cade ou encore cette courte séquence emballante sur un Bumblebee sans pitié (finalement on se dit qu'un spin-off plus violent sur lui serait excellent !). Mais les incohérences avec le reste de la saga et les tirades à rallonge du personnage d'Hopkins noient le film dans des sous-intrigues souvent confuses. 

Heureusement, tout le monde se réveillera pour l'hallucinante bataille finale qui a un décor plutôt original pour une fois (assez de villes ont été détruites dans la saga) et qui donne littéralement le vertige grâce aux nouvelles techniques employées (tout le film a été tourné en IMAX 3D). Privilégiant les combats entre robots, on garde encore et toujours un amour immodéré pour Optimus qui a de nouveau le droit à une séquence fantastique. 

Quasiment expérimental, encore une fois visuellement impeccable, THE LAST KNIGHT aurait pu être un très bon divertissement sans cette histoire abracadabrante et inutilement alambiquée. Malgré notre attachement au cinéaste et à l'univers visuel qu'il a crée pour la saga, on se demande quand même si Michael Bay ne devrait pas passer la main pour d'éventuelles suites. 

 

AVIS GLOBAL : Trop bavard, trop confus, THE LAST KNIGHT conserve un visuel toujours aussi dingue et quelques séquences fortes (notamment un final impressionnant). Cependant, la saga s'essouffle un peu...

NOTE : 12 / 20

 

TRANSFORMERS, THE LAST KNIGHT   2h29

Un film réalisé par Michael Bay

Avec Mark Wahlberg, Anthony Hopkins, Laura Haddock, Isabela Moner.

critique de TRANSFORMERS, THE LAST KNIGHT
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