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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

critique de FAST AND FURIOUS 8

Publié le 14 Avril 2017 par Romain Jankowski in critiques

Après un septième volet totalement dingue et émouvant (la disparition de Paul Walker lui a donné une dimension involontairement plus grande), la saga rajoute encore un chapitre dans sa collection et n'affirme plus rien d'autre que ce qu'elle sait déjà faire. 

En somme, les fans vont adorer et ceux qui n'ont jamais accrochés aux aventures rutilantes de Dominic Toretto et ses sbires resteront encore sur la touche. L'argument du retournement de situation où Toretto rejoint la machiavélique Sipher (la redoutablement froide Charlize Theron) se tient et le processus d'inversion est plutôt agréable à suivre, notamment grâce à Vin Diesel, plus sauvage que jamais. De ce postulat, le scénariste Chris Morgan en tire l'histoire familiale habituelle et tente un nouveau terrain déjà abordé dans le précédent : la cyber-technologie. 

Evidemment, ce point de vue autorise tous les débordements possibles en terme de surenchère, comme la saga nous a déjà maintes fois habitués. Mais à l'instar de TRANSFORMERS, on a l'impression que jamais on ne pourrait s'en lasser ! Même si F. Gary Gray (N.W.A) n'a pas le talent de James Wan et Justin Lin pour filmer les scènes d'action, il s'en sort tout de même avec les honneurs malgré un montage parfois trop haché (à la différence de ses prédécesseurs). La séquence des voitures-zombie à New-York est impressionnante et innovante, mais les deux moments forts du film sont cette évasion de prison, aux combats absolument hallucinants où Dwayne Jonhson devient littéralement un surhomme, envolant les gardes avec une facilité déconcertante. Jason Statham le surpasse dans les acrobaties, frappant et s'envolant avec une vitesse affolante, suivi par une caméra nerveuse. L'autre grand palpitation ? La dernière demi-heure sur la glace, qui démarre en mode infiltration, se prolonge avec une course-poursuite époustouflante, enchaîne des corps-à-corps à une vitesse folle et se termine par un feu d'artifice pyrotechnique coutumier, mais toujours efficace. 

Malgré tout, ce huitième volet est un poil trop long et se perd un peu dans un dédale de dialogues parfois plombant. Il fonctionne moins à l'énergie cinégénique que ses prédécesseurs et préfère parfois l'immobilité qui est dû, en partie, à son angle (la cyber-technologie) qui oblige souvent l'équipe à discuter derrière un bureau. On regrette également la lourdeur du personnage de Roman Pierce qui commence à devenir une caricature malgré l'énergie de Tyrese Gibson, mais on saluera le duo génial Johnson-Statham (et les apparitions d'Helen Mirren également, qui prend un plaisir évident à jouer les manipulatrices). Et puis, comme un signe évident de l'importance de cette saga, on peut se délecter de cette séquence d'ouverture, premier blockbuster américain s'installant à Cuba pour revenir aux racines de FAST AND FURIOUS : une course de rue. Rendez-vous dans deux ans pour FAST AND FURIOUS 9 !

 

AVIS GLOBAL : Un huitième opus pas exempt de défauts, mais toujours aussi jouissif dans la manière qu'il a de se libérer de toute contrainte réaliste en offrant un spectacle encore une fois inédit. 

NOTE : 14 / 20

 

FAST AND FURIOUS 8   2h16

Un film réalisé par F. Gary Gray

Avec Vin Diesel, Dwayne Johnson, Jason Statham, Charlize Theron.

critique de FAST AND FURIOUS 8
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