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L'antre du cinéphile

L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

Publié le par Romain Jankowski

Précédé par des teaser d'une beauté crépusculaire autant que déchirante, LOGAN se devait d'être ce qu'il avait promis, à savoir une oeuvre sombre et désespérée s'affirmant comme le point final d'une saga qui dure depuis dix-sept ans. 

Et on est bien content qu'elle s'achève ainsi ! Même si on n'est pas dupes et qu'il y a peu de chances que les X-MEN s'arrêtent, on peut affirmer que ceux qu'on a connus ne reviendront plus. Hugh Jackman l'a dit et répété. Surtout, LOGAN apparaît tellement précieux qu'on n'aimerait pas du tout en voir la suite. Il démontre souvent une sauvagerie impressionnante et ce, dès la première séquence du film, hallucinante de brutalité. Le ton est donné, la rage est lancée, Logan peut débuter son chemin vers la rédemption. On le voit, on le sent, quelque chose ne va plus chez lui. Brisé à l'intérieur, brisé par sa vie, il n'a jamais semblé aussi humain. Wolverine n'est plus l'animal ou l'indestructible, il est juste un homme contraint d'agoniser lentement en s'occupant du professeur Charles-Xavier, tout aussi mal en point que lui. Leur relation n'a jamais été aussi touchante, entre amour, déception et tristesse. D'autant que certains dialogues sont remarquables et apportent une touche de bonne humeur bienvenue. C'est là que les sagas trouvent tout leur potentiel, lorsqu'elles rappellent leur présence, leur longévité. Dix-sept ans qu'une relation est née entre ces deux personnages que tout opposent (de leurs idéologies à leurs visions de la vie) mais qui se respectent profondément. C'est beau, c'est simple et c'est grand. Comme le film tout entier. 

Parce que les scènes d'action sont très rares et ont toutes un intérêt. Il faut le préciser parce que ce n'est pas toujours le cas dans les blockbusters. Surtout, James Mangold (le réalisateur) dépouille son intrigue au maximum pour se concentrer uniquement sur les personnages et ce trio qui va parcourir les Etats-Unis pour un éventuel eldorado pour mutant. La présence de Laura emballe à nouveau le récit et le fait grimper vers des sommets d'émotion. La jeune Dafne Keen en impose dans ce rôle loin d'être évident. Elle impressionne dans l'action, dans la rage, dans l'émotion, dans tous les compartiments en somme ! Elle représente un vrai contrepoint à Logan qui devient lui aussi un personnage encore plus complexe, ne s'autorisant plus à aimer. "Il est encore temps" lui dit Charles-Xavier, le conseillant de s'abandonner à une vie qu'il n'a jamais eu lui-même. Ces moments de simplicité où le regard de deux personnages en disent plus long que des tonnes de dialogues, sont remarquables. 

Hugh Jackman donne tout dans ce dernier round et son jeu tout en nuances va vous tirer quelques larmes. Le seul point faible du film reste ses méchants un peu caricaturaux et quelques scènes importantes qu'on aurait aimé voir plus développées. Qu'importe, LOGAN a tenu ses promesses et se termine par une bataille finale d'une puissance monstrueuse où la violence, intérieure (celle des personnages) et graphique, s'exprime entièrement. Cette fin laisse pantois tout comme ce dernier plan qui va hanter pour un bon moment nos mémoires cinéphiles. En tout cas, voici un signal fort lancé à ses concurrents super-héroïques de l'année !

 

AVIS GLOBAL : Tristement magnifique, LOGAN est un film sombre et violent, qui comporte quelques moments de grâce exceptionnels. Mangold réussit une oeuvre personnelle dans une saga mainstream. Un coup de maître qui tirera forcément quelques larmes ! 

NOTE : 16 / 20

 

LOGAN  2h17

Un film réalisé par James Mangold

Avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keen, Boyd Holdbrook.

critique de LOGAN

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