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L'antre du cinéphile

L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

Publié le par Romain Jankowski

Gorille plus grand, contexte modifié (les 70s, la guerre du Vietnam), bestiaire différent, zone de guerre, KONG SKULL ISLAND est déjà un blockbuster qui ose, qui tente une nouvelle approche pour renouveler le monstre phare du cinéma. On peut dire que Jordan Vogt-Roberts s'en sort bien ! 

Cette relecture est menée comme un film d'aventure à l'ancienne, peuplée de créatures toutes aussi impressionnantes les unes que les autres avec des soldats qui lancent des vannes à tout bout de champ, un chef un peu détraqué par la guerre, la journaliste pacifiste et le colonel déjà viré de l'armée anglaise qui va se découvrir une conscience. Non, les personnages ne vont pas vous offrir autre chose que des caractères archétypaux. Forcément, sans véritable émotion ni réel attachement à l'un d'entre eux (un petit plus pour celui interprété par John C. Reilly), KONG part avec un désavantage certain. Mais il nous offre autre chose, une envie d'expérimentation visuelle dingue qui projette à l'écran des images parfois hallucinantes. 

Comme dit plus haut, les créations sont souvent sublimes, traversées de références diverses comme cette sorte de buffle enchanté qu'un certain Miyazaki n'aurait pas renié. Sans compter sur une araignée géante spectaculaire et les fameux monstres que Kong doit combattre, sorte de lézards géants indescriptibles (séquence incroyable dans un ossuaire). Quoiqu'il en soit, SKULL ISLAND s'affirme en blockbuster idéal, ne souffre d'aucune longueur et remplit sa mission principale : en mettre plein la vue. A la différence de GODZILLA qui avait peut-être une atmosphère plus pesante, KONG déchaîne l'enfer à l'écran avec cette rageuse séquence de destruction des hélicoptères. Il n'est pas avare en morceaux de bravoure, ni pour montrer son bipède démesurément géant, au contraire de Gareth Edwards qui avait pris le parti de montrer son monstre le moins souvent possible. 

On retiendra également de jolis décors, souvent naturels qui gâte la rétine pendant près de deux heures. Vogt-Roberts imprègne une vraie ambiance rétro ainsi que des sensations fortes savamment distillées. Bonne idée aussi de réaliser de longs plans sur les visages ahuris des personnages qui découvrent cet endroit inimaginable. Ce SKULL ISLAND dégage indéniablement quelque chose et ne désire, à aucun moment, imposer l'univers partagé avec GODZILLA (uniquement dans une séquence post-générique un peu gratuite). Un début, un milieu, une fin. Et surtout un blockbuster impressionnant !

 

AVIS GLOBAL : Si cette nouvelle version ne brille pas par son scénario ni ses personnages, elle a en tout cas la fougue d'imposer un univers visuel sublime, dominé par un Kong impressionnant et parfois touchant. Un spectacle total !

NOTE : 14 / 20

 

KONG, SKULL ISLAND   1h58

Un film de Jordan Vogt-Roberts

Avec Tom Hiddleston, Samuel L.Jackson, Brie Larson, Corey Hawkins.

 

critique de KONG, SKULL ISLAND

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