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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

critique de QUELQUES MINUTES APRES MINUIT

Publié le 7 Janvier 2017 par Romain Jankowski

Déjà bien connu des cinéphiles après L'ORPHELINAT et THE IMPOSSIBLE, Juan Antonio Bayona va bientôt entrer dans une nouvelle dimension en réalisant JURASSIC WORLD 2 (juin 2018). En attendant, il signe un troisième film terriblement émouvant sur le deuil et les peurs d'un petit garçon qui ne veut pas voir sa mère (malade) mourir. 

Un arbre vient alors à son encontre chaque nuit pour lui raconter une histoire. Imaginaire, réel, un peu des deux ? Ce personnage est fascinant, agissant comme un mentor au caractère difficile. En quelques plans, Bayona a déjà posé les bases d'un film humain, merveilleux parfois, bouleversant souvent. En résumé, un cinéma que l'on n'a plus l'habitude de voir, mais qui faisait fureur dans les années 80 grâce à des artistes comme Joe Dante, Joe Johnston, Robert Zemeckis et bien évidemment Steven Spielberg : le fantastique comme métaphore du parcours émotionnel des personnages. Il permet alors de plonger moins brutalement dans ce que la vie réserve de pire : la mort. Conor voit sa mère malade et son quotidien n'est que brutalité, en témoigne ses camarades qui le battent à chaque fin de journée. Cet arbre devient alors un moyen d'échapper à tout cela et d'accepter l'inacceptable. 

Avec ses moments de pures extases visuelles (les histoires racontées par l'arbre sont visuellement incroyables), d'émotions fortes et de poésies douces, QUELQUES MINUTES APRES MINUIT s'impose sans mal comme un film déjà important. La simplicité du récit ne joue jamais en sa défaveur et, même s'il manque un peu de rythme, se révèle souvent emballant. C'est aussi grâce à de merveilleux comédiens et en particulier le jeune Lewis MacDougall, incroyable d'intensité. Il porte le film sur ses frêles épaules, le regard rempli de douleur et de rage. Face à lui, Felicity Jones incarne une mère qui souffre de voir son enfant, sachant pertinemment qu'elle va le laisser seul. Une scène, à l'hôpital, résume parfaitement cette situation et se révèle déchirante. N'oublions pas non plus Sigourney Weaver en grand-mère triste qui ne parvient pas à gérer ses émotions ainsi que Toby Kebell en père absent qui ne sait pas parler de la maladie à son fils. Et le film de se conclure sur des dessins particulièrement éloquents. Alors, imaginaire Le Monstre ? 

 

AVIS GLOBAL : Troisième film et troisième réussite pour J.A Bayona qui rentre dans la catégorie des cinéastes importants. QUELQUES MINUTES APRES MINUIT est un enchantement, tant visuellement que dramatiquement. Des émotions vivaces nous étreignent et ne nous lâchent plus jusqu'au final, absolument bouleversant. A ne rater sous aucun prétexte !

NOTE : 16 / 20

 

QUELQUES MINUTES APRES MINUIT  1h48

Un film réalisé par Juan Antonio Bayona

Avec Lewis MacDougall, Sigourney Weaver, Felicity Jones, Toby Kebell.  

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