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L'antre du cinéphile

L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

Publié le par Romain Jankowski

Le regretté James Horner a joué de nombreuses grandes partitions (WILLOW, BRAVEHEART), mais TITANIC est son sommet. Avec son lyrisme incroyable, sa mélodie entêtante et sa puissance sonore phénoménale, il représente un atout majeur dans ce chef d'oeuvre absolu signé James Cameron. 

Il est évident qu'être le plus grand succès de tous les temps au box-office français (20,7 millions) est une stature toujours aussi importante aujourd'hui. Menacé par Dany Boon et BIENVENUE CHEZ LES CH'TIS en 2008 (il a échoué à 150 000 entrées, heureusement), le film de James Cameron garde son rang et probablement pour quelques années. Bien sûr, c'est un chef d'oeuvre intégral, d'une démesure folle (inutile de revenir sur la production du mégalo Cameron, entre paquebot reconstitué, effets spéciaux dingues), d'une beauté mélodramatique inégalable, de personnages forts, d'archétypes, aussi, universels. Mais être un grand moment de cinéma n'est pas synonyme de carton surtout qu'il faut rappeler que TITANIC était une histoire connue de tous, d'une durée repoussante (3h15 !), avec un duo d'acteurs inconnu à l'époque (et oui, Leonardo DiCaprio n'était pas une star) et une sortie en janvier qui le plaçait directement en outsider nominé aux oscars. Avec un très bon démarrage de 1 743 419 entrées en une semaine, TITANIC aura une constance hallucinante et restera dans le top 10 pendant 29 semaines ! Difficile à imaginer aujourd'hui.

Un véritable phénomène de société, rehaussé par la musique interprétée par Céline Dion (numéro 1 des charts, évidemment) et la mélodie de James Horner, donc. S'ouvrant sur le magnifique HYMN TO THE SEA, le film plante le décor. Avec ces choeurs doux et d'une tristesse infinie, ce score noue la gorge surtout quand il accompagnera la vision des corps flottant dans l'océan, tous gelées. Il poursuivra avec une envolée enthousiasmante quand Jack doit embarquer en vitesse sur le paquebot. 

Le choix du morceau ROSE'S THEME pour cet article est celui du coeur mais également le plus emblématique de ce film. Avec ses notes simples au piano et sa beauté romantique, c'est un passage absolument envoûtant qui aura été décliné encore et encore. Il se mêle parfaitement aux images de Cameron lorsque Rose arrive derrière Jack avant qu'il s'embrassent avec ce ciel orangé et cette mise en scène vertigineuse ou encore d'une manière plus érotique lorsque Jack dessine une Rose complètement nue. L'émotion née d'une évidente synergie entre l'image et la musique, comme tous les grands films. Tout fonctionne, tout le temps, même les scènes les plus "casse-gueules' sur le papier (la vengeance du mari trompé, par exemple). On se demande encore comment un tel équilibre a été possible. 

 

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Laurent 09/03/2017 06:53

Waouw je découvre ton blog et le trouve passionnant, bravo. Je viens de lire cet article en écoutant le Rose's Theme, tu m'as donné instantanément envie de me replonger dans cette oeuvre majeure. Et sinon The Revenant en numéro 1, ça confirme la bonne impression que j'ai eue en arrivant sur ton blog :-) Je suis moins d'accord avec La tour 2 contrôle infernale en flop 1, mais comprends tout à fait ce choix (quelque part ce n'est presque pas vraiment du cinéma, mais ce côté ovni ainsi qu'un génial Philippe Katerine me font l'apprécier). Je suivrai ton blog avec attention, bonne continuation!

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