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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

LES PLUS BELLES MUSIQUES DU CINEMA : PEARL HARBOR (HANS ZIMMER)

Publié le 9 Novembre 2016 par Romain Jankowski

Une nouvelle rubrique pour L'ANTRE DU CINEPHILE ! Et pas des moindres. Si un film est avant tout synonyme d'image, difficile de le vivre sans musique. Les bruitages et autres effets sonores sont à part. 

La musique ou soundtrack, est composée par un musicien, un chef d'orchestre en somme. Son rôle est d'accompagner une émotion, de la décupler pour le spectateur. Des sceptiques ? Coupez le son à TITANIC ou à E.T, n'écoutez pas la puissance de Max Steiner dans CASABLANCA ou supprimez celle de STAR WARS ! Non, les films ne sont pas pareils. On ressent un manque évident, sans parler des mélodies entêtantes que l'on garde en mémoire. Parfois elle sublime un long-métrage imparfait, parfois elle en fait trop. La musique n'est pas avare de défauts par manque d'inspiration du compositeur ou de sa mauvaise utilisation par le réalisateur. Comme toutes les autres particularités d'un film, la bande-son est un équilibre délicat !

Commencer par Hans Zimmer est un travail plutôt simple, c'est vrai. Il est peut-être, actuellement, le meilleur compositeur du cinéma contemporain. Il est certain que les prochains articles en parleront encore (sa carrière est dingue). En 2001, sort PEARL HARBOR, le nouveau super-film de Michael Bay. Son point de vue bien à lui, patriote et destructeur, de l'événement qui fit basculer l'Amérique durant la seconde guerre mondiale. Manichéen, peu équilibré, PEARL HARBOR a des défauts. Mais également beaucoup de qualités. On ne peut le prendre comme un exemple de cours d'Histoire, certes, mais il véhicule tellement de sensations fortes qu'il en devient fascinant. Bay qui s'essaie au mélodrame, c'est quelques chose qu'on n'avait pas vu venir ! Il s'en sort maladroitement, mais une émotion est présente, indiscutablement. Peut-être grâce à la BO gigantesque de Hans Zimmer. Le morceau que j'ai choisi (TENNESSEE, le plus emblématique, ci-dessous) est un sommet de lyrisme et de puissance. Elle débute par quelques notes très douces voire romantiques pour se transformer quelque peu et déséquilibrer son entame. Là commence les problèmes sentimentales de la jeune fille qui va s'amouracher du meilleur ami de son amant lorsqu'elle pense que ce dernier est mort au front. Mais le morceau renvoie également à la jeunesse des deux hommes et leur amitié qui les unit. 

Le morceau se poursuit, garde son calme une vingtaine de secondes, puis s'enflamme soudainement, embrassant sa forme mélodramatique avec conviction ! Hans Zimmer déploie les violons et l'arsenal sentimental d'une beauté terrifiante et, dans le même temps, joue encore et toujours sur la dualité. Les notes s'affaiblissent parfois, deviennent étrange comme un trouble qui ne cesse d'être présent, puis les violons reviennent et Zimmer contre-balance à nouveau par un passage plus élégiaque.

Ce morceau englobe le film de Bay dans sa totalité. Les fréquents changements de rythme parlent autant des indécisions sentimentales d'Evelyn (Kate Beckinsale) que de la bataille à venir. La guerre qui paraît si lointaine va se rapprocher soudainement. Il regarde aussi la sphère intime de ses protagonistes tout en grandissant son propos à l'échelle nationale voire mondiale, à l'image des volontés de Michael Bay.

Dans la soundtrack complète, d'autres morceaux sont très forts comme BROTHER mais tous reprennent les bases de TENNESSEE. Les autres sont dans l'action à base de percussions fortes. Là encore, Zimmer ne fait pas dans la demi-mesure mais ça fonctionne ! 

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