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L'antre du cinéphile

L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

Publié le par Romain Jankowski

BRICE DE NICE sort en avril 2005 et crée la sensation : phénomène dans les cours de récréations, "casse"attitude avec ce geste si distinctif (inspiré du disco), le jaune qui devient à la mode, plus de quatre millions d'entrées au box-office, Jean Dujardin devient un vrai acteur populaire et James Huth lance sa carrière de cinéaste. 

Le comédien dit s'être inspiré d'un dénommé Brice qu'il a connu à l'école et qui cassait les gens en se pensant plus intelligent que les autres. En 1995, Dujardin, démarrant alors à la télé, invente ce surfeur au T-shirt jaune, à la démarche ridicule et au cerveau minuscule. Devant ce succès, impossible de passer à côté d'un long-métrage. Pour un tout petit budget de 5 millions d'euros, le héros positif et drôle a le droit à son long-métrage. 

Devant le film, difficile de bouder son plaisir. L'acteur détonne par le nombre de ses mimiques incroyablement drôles comme ce fameux lever de sourcils qui fera d'ailleurs sa marque de fabrique dans les excellents OSS 117. Le goût de la vanne, souvent bas de gamme, rehausse un peu plus cette sensation d'empathie envers ce personnage qui aurait pu très vite être agaçant. Nous sommes ici en compagnie d'un gosse ! Qu'on l'aime ou pas, Brice est un vrai personnage de cinéma, un rôle de composition pour Jean Dujardin. James Huth filme un autre monde, celui du garçon au T-shirt jaune, qui n'a jamais connu la réalité. Lorsqu'il l'affronte, tout devient différent et l'adaptation impossible. Les répliques cultes s'enchaînent alors, les personnages sont plus barrés que jamais et on revient immédiatement à un cinéma de l'absurde sous une forme mainstream.

Ce qu'on peut également admirer dans BRICE DE NICE c'est sa folie constante, un sens du rythme que l'on voit très peu dans la comédie française. A t-on vu beaucoup de comédies comme celle-ci depuis 2005 ? Une question que l'on peut légitimement se poser. James Huth ose TOUT, passant du burlesque à la comédie musicale, s'autorisant des séquences de pure imagination (les rêves avec une sirène !), des gags absurdes (les pieds de Marius), ressuscitant même Patrick Swayze à travers son personnage de Bodhi dans POINT BREAK. A la première vision, tout cela peut décontenancer (et ce fut le cas pour nombre de spectateurs), mais quand on le revoit, impossible de passer à côté de sa richesse cinématographique. Cela ne se fait pas sans heurts, certaines répliques sonnent parfois creuses et la fin devient un peu trop ampoulée. Malgré tout, l'entrain et la bonne humeur constante contaminent tout l'écran.  

 

 

BRICE DE NICE, POURQUOI C'EST UNE COMEDIE TOTALE !

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