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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

UNE VIE ENTRE DEUX OCEANS, DEREK CIANFRANCE UN CINEASTE DE L'EMOTION

Publié le 2 Août 2016 par Romain Jankowski

UNE VIE ENTRE DEUX OCEANS, DEREK CIANFRANCE UN CINEASTE DE L'EMOTION

L'ANTRE DU CINEPHILE porte un amour immodéré à BLUE VALENTINE, histoire d'amour poignante de Derek Cianfrance. Mais il ne tarira pas d'éloges pour l'incandescent THE PLACE BEYOND THE PINES, l'un des films les plus importants de notre époque, à la dramaturgie extraordinaire (trois histoires en une, une multitude de thèmes abordés). Voir le cinéaste revenir confère vite à UNE VIE ENTRE DEUX OCEANS, des allures d'événement cinématographique pour cette fin d'année.

L'histoire est la suivante : sur une petite île au large de l'Australie, vivent Tom et Isabel, heureux, loin d'un monde en plein questionnements après la première guerre mondiale. Mais leur bonheur se ternit : elle ne peut pas avoir d'enfant. Un miracle va alors se produire. Un canot vient s'échouer sur la plage avec un enfant dedans. Le couple décide de l'élever mais les complications ne vont pas tarder à se manifester...

Un dilemme moral, un couple sur le fil du rasoir, un mensonge, des décors australiens sublimes, deux acteurs géniaux et une bande-annonce absolument terrassante, gagnée par une puissance sonore inouïe. Michael Fassbender et Alicia Vikander possèdent déjà l'écran et la caméra de Cianfrance. On renoue ici avec des thèmes qui sont importants pour le cinéaste comme la recherche de ses origines, la filiation et des questions importantes : sont-ce ceux qui nous ont élevé, nos parents ? Ou les liens du sang sont-ils plus forts ? Deux thématiques déjà creusées dans THE PLACE BEYOND THE PINES. On aura clairement un homme blessé par la vie, ancien combattant à la guerre, qui n'est pas pour, de prime abord, à garder l'enfant. Car Cianfrance, loin de toute virilité surdimensionnée, dresse le portrait d'hommes blessés par la vie qui s'en sortent ou s'auto-détruisent aux côtés d'une femme. Il y a de la grandeur et de la décadence dans son cinéma. Nous, on aimerait bien avancer le temps jusqu'au 5 octobre !

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