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L'antre du cinéphile

L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

Publié le par Romain Jankowski

Pour Michael Bay, il y a deux carrières. Celle des cartons avec TRANSFORMERS et celle plus personnelle avec des films qui lui tiennent vraiment à coeur. Mais qui marchent beaucoup moins bien aussi... 56 653 219 dollars de recettes et 106 354 entrées en France. Voici le triste sort réservé à ce 13 HOURS qui raconte le courage et la force de quelques hommes qui protégeront une base de la CIA en Lybie. Sous ses airs d'américanisation, c'est tout le contraire qui se construit. Voici 5 raisons de mettre 20 euros à l'un des petits bijoux de 2016 !

 

1- UNE REALISATION EPOUSTOUFLANTE

Des images d'apocalypse, des séquences de guerre totale, des taches de sang sur du linge blanc, des fusillades hallucinantes... Faire le bilan de la prouesse visuelle de Michael Bay risque d'être un peu long. Pour 50 millions de dollars de budget, vous pouvez constater que l'argent ne peut être qu'un détail si vous savez manier la caméra. En posant ses mouvements, en rendant incroyablement fluide l'action, Bay s'affirme et rend peut-être sa meilleure copie.

 

2- DES PERSONNAGES ATTACHANTS

John Krasinski, James Badge Dale, Max Martini, Pablo Schreiber, David Denman, Dominic Fumusa. Vous ne les avez peut-être jamais vu (ou seulement aperçu) ces acteurs, mais vous apprendrez à les connaître. Ils forment les agents de sécurité de la base secrète de la CIA et ce sont eux qui vont défendre corps et âme le bâtiment. Mais aussi leurs vies, montrées par quelques séquences de flash-backs ou de discussions par écrans interposés, plus que le drapeau national ou d'autres enjeux. Ce qui nous amène tout naturellement au point suivant.

 

3- MICHAEL BAY REMET EN DOUTE SA FOI AMERICAINE

On ne peut cacher (ni lui, ni vous) que Bay est un pur américain. Il aime à outrance son pays, embrasse sa culture et fait flotter la bannière étoilée plus que de raison. PEARL HARBOR en est le parfait exemple. Mais les choses ont quelque peu changé. NO PAIN NO GAIN questionnait déjà ce rapport au rêve américain et ridiculiser son pays dans sa volonté exacerbée de glorifier des gens au physique irréprochable. TRANSFORMERS 4, toute proportion gardée, bousculait un peu les hautes instances américaines. Effectivement, le gouvernement voulant lutter contre les robots alors qu'ils furent de leur côté auparavant. Réflexion enfin aboutie dans 13 HOURS où le cinéaste ose noyer le drapeau américain dans un dernier plan à la portée politique lourde. Durant 2h24, il se positionne en contrepoint de ce qu'il avait déjà fait et montre ses agents de sécurité comme de véritables hommes, qui veulent survivre pour revoir le sourire de ceux qu'ils aiment. Il pointe le doigt sur le système secret américain, met à mal les interventions politiques de son pays chez les autres (la Lybie ici) et interroge le vrai positionnement des Etats-Unis face à certaines situations (la lenteur et l'ineptie pour sauver des Hommes de leur propre pays). Edifiant !

 

4- UN SUSPENSE ETOUFFANT

Tout commence dans une ruelle, des milices, un ennemi invisible, des amis qui le sont tout autant. On ne sait même plus qui est qui, tant l'ennemi se cache partout. Une paranoïa qui nous gagne et qui claque une jolie métaphore de notre monde troublé : la menace est partout.

 

5- UN DIVERTISSEMENT INTELLIGENT

Derrière 13 HOURS, il y a tout ce qui a été dit auparavant dans cet article. Mais il y en a aussi pour le grand public, celui qui veut que ça bouge ! Vous ne serez pas déçus ! Bourré de testostérone, le film est rempli de moments de bravoure imparables comme cette monstrueuse séquence où l'escouade doit rejoindre le palais de l'ambassadeur américain, en traversant la ville de Benghazi dans un déchaînement guerrier spectaculaire. En terme d'action, il y a toujours eu Michael Bay et les autres. C'est toujours le cas.

 

13 HOURS : CINQ RAISONS DE LE RATTRAPER EN VIDEO !

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