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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

GRANDES SAGAS ET TRILOGIES : X-MEN

Publié le 18 Mai 2016 par Romain Jankowski in Grandes sagas et trilogies

Aujourd'hui sort sur les écrans le sixième volet de la saga X-MEN (huitième si on compte les spin-off WOLVERINE). L'occasion de récapituler les cinq premiers films d'une histoire souvent forte parfois redondante sur l'opposition mutant / humain mais toujours merveilleusement interprétée par des comédiens tous impliqués. L'ANTRE DU CINEPHILE en a fait un classement personnel et vous pouvez mettre le votre en commentaire. Démarrons du moins bon au meilleur !

 

5. X-MEN 3, L'AFFRONTEMENT FINAL de Brett Ratner (2006)

Le grand mal-aimé de la saga, le plus tueur, le moins respectueux de la genèse X-MEN. Pourtant, tout n'est pas à jeter. L'idée de départ est excellente (un vaccin est mis au point pour enlever la mutation à ceux qui le veulent) et offre un nouveau point de vue intéressant sur l'appréhension de ces mutants par rapport à eux-mêmes. Mieux, il convoque des personnalités fortes et toute une gamme de mutants aux pouvoirs déments. L'affrontement final est impressionnant. Pourtant oui, inlassablement, quelque chose cloche dans ce troisième volet. La durée, d'abord, trop courte qui empêche de développer correctement tous les personnages, la mort de Charles-Xavier ensuite et même la renaissance de Jean Grey, très approximative. De ce fait, une sensation de gâchis nous gagne.

 

4. X-MEN 2 de Bryan Singer (2002)

L'inverse du troisième volet, l'un des plus-aimés. Hugh Jackman est au top, c'est vrai, la réalisation de Bryan Singer est magistrale, c'est vrai aussi, et les confrontations familiales entre humains et mutants sont très réussies et valent plus que mille discours. Pourtant, la deuxième heure, qui enchaîne les rebondissements un peu bancals, lasse. Cette impression que l'ensemble se passe dans un sous-terrain interminable, heureusement rehaussé par des combats dynamiques. Ça manque surtout d'extériorisation que l'avalanche finale ne pourra combler. Cependant, des images fortes s'impriment durablement en témoigne la séquence initiale de Diablo, s'introduisant dans la maison Blanche.

 

3. X-MEN de Bryan Singer (2000)

Le premier film de super-héros moderne, le pilier qui fit rentrer le genre dans une nouvelle dimension. Alors oui, les trucages sur la statue de la liberté ont terriblement vieillis, Dents-de-Sabre ne ressemble à rien, il y a parfois des fautes de goût et encore un peu d'hésitation dû à son statut mais franchement on aura rarement vu un tel amour et une telle conviction dans le genre que celui de Bryan Singer. Pas pour rien qu'il est revenu aux affaires. Il porte ces X-MEN, les fragilise, leur donne une humanité incroyable, les rends tout simplement vivants alors que le pari était loin d'être gagné. Il lance Hugh Jackman, indissociable aujourd'hui de Wolverine, donne à Patrick Stewart l'un des meilleurs rôles de sa carrière en Charles-Xavier et offre une dimension ambiguë remarquable. Pas de bons, pas de méchants, chacun a des bonnes raisons de défendre sa cause !

 

2. X-MEN, FIRST CLASS de Matthew Vaughn (2011)

Le choix est difficile. La prélogie entamée avec ce First class est au dessus du lot grâce à une direction artistique parfaite et un nouveau casting incroyable (McAvoy, Fassbender, Lawrence). Cette bombe pop et rétro, exploitant avec minutie le passé des personnages que l'on connaît tous, est un renouveau bienvenue même si le conflit humain/mutant reste présent. Certes, Vaughn n'est pas transcendant dans sa mise en scène, mais il offre toute plénitude à ses acteurs et personnages qui semblent plus forts que jamais. Il redonne surtout la vraie place qu'elle mérite à Mystique, que l'on avait hâte de connaître vraiment. Et l'affrontement de fin, qui se rallie à la vraie Histoire, celle de la crise de Cuba, est plus personnelle que pyrotechnique. FIRST CLASS est une belle réussite.

 

1. X-MEN, DAYS OF FUTURE PAST de Bryan Singer (2014)

Le voyage dans le temps, la réalisation phénoménale de Singer, Quicksilver, le duo Fassbender/McAvoy, DOFP est une sacrée claque, un peu plombée par une demie-heure facile mais rehaussée par un climax génial, qui jongle entre les temporalités. D'une fluidité hallucinante, le récit donne la part belle à tous les personnages tout en englobant une dimension physique ardue mais bien expliquée. Surtout, Singer démontre tout son talent visuel lors de plans apocalyptiques qui laissent sans voix ! Malgré tout, il n'est toujours pas parvenu à rendre ses batailles dynamiques, souffrant encore d'un montage hésitant. Mais il offrira à l'ère numérique sa séquence culte, celle de Quicksilver, dans un ralenti splendide, qui sera l'instant génie de cette saga désormais entrée dans la culture moderne.

GRANDES SAGAS ET TRILOGIES : X-MEN
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