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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

critique de DIVERGENTE 3, AU DELA DU MUR

Publié le 12 Mars 2016 par Romain Jankowski

critique de DIVERGENTE 3, AU DELA DU MUR

La saga DIVERGENTE poursuit son chemin avec cet avant-dernier volet comparable aux précédents avec les mêmes défauts et mêmes qualités.

L'épopée de Tris Prior, cette divergente d'un monde réparti en factions, continue sur un rythme très soutenue. A la fin du deuxième volet, les factions volaient en éclat et un nouvel ordre libre devait voir le jour. Ce n'est pas le cas, c'est peut-être même pire. C'est là que Tris, Quatre, Caleb, Peter et Christina vont franchir le mur séparant la ville et le monde extérieur. Il est clair que cette saga est coincée entre deux eaux : elle n'a ni la portée politique de HUNGER GAMES ni le suspense du LABYRINTHE. Cependant, elle emporte l'adhésion grâce à de solides personnages et un rythme diabolique. En effet, on ne s'ennuie jamais devant un spectacle mené tambour battant. Malgré quelque notes de mauvais goût (la bulle volante), le film est visuellement agréable surtout dans sa représentation d'un monde futuriste qui n'a rien à envier aux créations d'un Orwell. Mention spéciale à ces terres désolées, d'un rouge apocalyptique.

L'intrigue se découpe et plusieurs histoires se développent, les personnages étant séparés. On découvre alors la véritable raison de cet enfermement et des factions. C'est là que la bât blesse. Comme dans le bouquin, cette histoire de gênes est très confuse à tel point que même les personnages ne semblent rien comprendre. Pour palier ce manque de consistance, Robert Schwentke, le réalisateur, opte clairement pour les rebondissements à foison. Une fausse bonne idée. La dynamique ne s'arrête pas mais l'ensemble s'enchaîne trop vite, laissant le spectateur un peu perdu et sceptique. C'est le gros point faible de ce troisième volet et même de cette saga toute entière qui donne l'impression d'avoir peur de développer un vrai propos. Dommage.

En revanche, si vous avez été refroidis des premières parties de derniers volets (on se souvient encore du HUNGER GAMES 3 PARTIE 1...), vous ne serez étonnamment pas déçus de celui-là. En effet, l'histoire se termine et ne laisse pas en plan à la fin. Surtout, le cinéaste ne comble pas les deux heures en attendant de faire sa conclusion dans le quatrième et dernier volet. Il clôture certaines intrigues et ouvre prudemment certaines pistes. Un vrai bon point.

DIVERGENTE 3, c'est surtout de vrais bons personnages et de vraies bonnes incarnations. Shailene Woodley, comme son personnage (Tris), est certes un peu en retrait ici mais dégage toujours cette force tranquille. Ansel Elgort, qui incarne Caleb, son frère, possède toutes les qualités d'un érudit, Miles Teller est un peu agaçant, comme son personnage (Peter), mais réussit à faire sourire. Sans oublier Naomi Watts en Evelyn et Jeff Daniels en David, deux très bons acteurs qui font le job. Mais une nouvelle fois, la grande star c'est Théo James (Quatre). Tout le monde l'adore et à raison. Impressionnant de charisme, solide dans les scènes d'action, gardant toujours cette part d'ombre et de mystère inexplicable, James est la grande découverte de la saga.

L'AVIS FINAL : DIVERGENTE 3 est un vrai bon divertissement au rythme implacable malgré quelques maladresses d'écriture. On retiendra la belle performance de Théo James et quelques scènes d'action joliment filmées.

NOTE GLOBALE : 14 / 20

DIVERGENTE 3, AU DELA DU MUR 2h01

Un film réalisé par Robert Schwentke

Avec Shailene Woodley, Ansel Elgort, Théo James, Naomi Watts, Jeff Daniels, Miles Teller, Zoé Kravitz.

critique de DIVERGENTE 3, AU DELA DU MUR
Commenter cet article

vivi 22/03/2016 22:07

J'ai bien aimé les 2 premiers. J'irai voir le 3ème volet avec plaisir (et ma fille !).