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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

critique de LA 5EME VAGUE

Publié le 30 Janvier 2016 par Romain Jankowski

critique de LA 5EME VAGUE

L'ANTRE DU CINEPHILE vous en avait parlé il y a un mois de cela en misant beaucoup sur cette nouvelle saga de Young adult. Avec une bande-annonce sombre et bien fichue, son pitch aguichant (une invasion de E.T) et son ambiance de fin du monde paranoïaque, LA 5EME VAGUE était prometteur. Sur le papier. Et à l'écran ?

Rassurez-vous, ceux qui ont lu le livre vont être comblés. Le film reprend tout, point par point, dans un copier-coller quasi sans-faute (hormis quelques réaménagements). C'est sa force mais aussi, en grande partie, sa faiblesse. Faut-il répéter aux cinéastes qu'un bouquin n'est PAS un film ? Il faut le construire différemment, trouver une énergie propre tout en étant relier aux livres. LE LABYRINTHE, par exemple, le fait à merveille et surpasse très largement les écrits (faiblards).

Passer ce point sur l'adaptation, concentrons-nous sur le film de J. Blakeson. Disons-le d'emblée : la première demie-heure condense le meilleur de la SF contemporaine. Les "vagues" sont impressionnantes, l'atmosphère d'un chaos imminent est remarquablement amené et les relations entre personnages sont simples et touchantes. On aurait bien aimé que l'ensemble soit ainsi. Evidemment, ça ne le sera pas. Le problème de la plupart de ces adaptations de romans pour jeunes adultes, c'est qu'ils ont souvent la même base. La mode du moment c'est la dystopie (ou univers post-apo), qu'ils montrent plus ou moins bien. Mais, surtout, il y'a une aseptisation constante. Une fois encore, LE LABYRINTHE fait figure d'exception. Pas LA 5EME VAGUE. A la fin de cette présentation réussie, le scénario se laisse aller à une romance bien trop naïve et absurde. Heureusement, les scènes du camp d'entraînement rehaussent le rythme.

Ce qui n'était pas gênant dans TWILIGHT c'est que la romance était son fond de commerce. LA 5EME VAGUE devait voir bien plus loin mais se laisse aller à un rythme ronronnant à base de larmes, de longs regards amoureux et de baisers langoureux. On l'a déjà vu et on en a un peu marre, il faut l'avouer. Et puis, les dialogues sont insipides et basiques, peu aidés par des scènes ridicules (l'héroïne qui voit le garçon torse nu dans le lac...). Le gros point noir d'un film qui ne s'en relèvera pas complètement.

Pourtant très bien partie, LA 5EME VAGUE laisse un goût amer, comme celui de son potentiel qui s'évapore au fil des minutes. Les acteurs eux-mêmes se perdent un peu. Hormis Nick Robinson (JURASSIC WORLD) qui s'en sort bien en Ben Parish, Chloe Grace Moretz dans le rôle titre déçoit beaucoup avec ses expressions outrancières, ses mimiques agaçantes (combien de fois se passent-elles la main dans les cheveux ?) et son manque de conviction évident. On est loin de Jennifer Lawrence (HUNGER GAMES) ou même de Shailene Woodley (DIVERGENTE). La palme revient à Alex Roe, dans le rôle du fameux Evan Walker, absolument transparent.

Reste que LA 5EME VAGUE, malgré ses défauts, est loin d'être une catastrophe et qu'il mérite son statut de divertissement honnête, sans véritable prétention. On espère voir la suite, même si ce n'est franchement pas gagné... (le film s'est planté aux USA et un peu partout dans le monde).

LA 5EME VAGUE 1h57

Un film réalisé par J.Blakeson

Avec Chloé Grace Moretz, Nick Robinson, Alex Roe, Liev Schreiber.

NOTE GLOBALE : 13 / 20

critique de LA 5EME VAGUE
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