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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

13 HOURS, LA BOMBE DE MICHAEL BAY ?

Publié le 4 Janvier 2016 par Romain Jankowski

13 HOURS, LA BOMBE DE MICHAEL BAY ?

A la base, un événement troublant de correspondance : le 11 septembre 2012, soit onze ans jours pour jour après les attentats du World Trade Center, des terroristes attaquent un camp de l'armée américaine et une agence de la CIA à Benghazi, en Lybie. C'est ensuite un roman où les faits sont relatés par Mitchell Zuckoff, professeur et journaliste. 13 HOURS relate le combat de six opérateurs qui ont lutté durant treize heures face à leurs assaillants. De l'héroïsme américain, des sacrifices, des explosions : un parfait cocktail pour Michael Bay.

Le roi du blockbuster américain explosif (et un peu bas du front) s'attaque donc à ce fait divers qui retentit surtout comme un attentat contre les Nations Unies. Le discours est chargé si on se fie à la bande-annonce (ci-dessous), impressionnante et plutôt émouvante. Mais aussi très américaine, forcément. D'une part parce que Michael Bay l'adore, cette Amérique. Il aime la défoncer (les très nombreux écroulements d'immeubles dans la saga TRANSFORMERS), l'ouvrir de l'intérieur (de par son Histoire avec PEARL HARBOR mais aussi sa voie plus intime avec les idiots de NO PAIN NO GAIN) et aussi s'en amuser (BAD BOYS). Surtout, le drapeau flotte (souvent) en arrière-plan, l'exposition de l'armée américaine est imparable et les héros, souvent étoilés. 13 HOURS est lui aussi dans ce cas de figure mais semble déjà dépassé ce simple cadre. Les liens avec PEARL HARBOR pourraient être visible à plus d'un titre, notamment de par sa nature offensive. Ici aussi, même à distance, les U.S.A sont touchés et ils sont représentés dans ce film par ces six opérateurs de sécurité.

Pour les incarner, il a choisi six acteurs peu connus du grand public (John Krasinski, James Badge Dale, Max Martini ou encore Paolo Schreiber) pour qu'on ne retienne que l'authenticité. Le cinéaste a opté pour une approche quasi-documentaire, avec un tournage chaotique, comme à son habitude. Doté d'un budget confortable de 40 millions de dollars, 13 HOURS pourrait être le film-somme de sa carrière ou la face cachée de NO PAIN NO GAIN et son ironie mordante et touchante du rêve américain. Avant de relâcher les vannes et s'éclater à tout détruire avec TRANSFORMERS 5 ? On ne sait pas encore.

La sortie du film a été décalé au 30 mars 2016.

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