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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

HUNGER GAMES 4, FIN DE PARTIE

Publié le 17 Octobre 2015 par Romain Jankowski

HUNGER GAMES 4, FIN DE PARTIE

Elle aura laissé son empreinte sur le cinéma des années 2010. Que l'on aime ou pas, HUNGER GAMES aura été une saga spectaculaire mais surtout d'une force évocatrice souvent peu pris en compte par ses détracteurs. Elle aura permit d'exposer l'image de la femme forte dans une sorte de porte-étendard sur le cinéma hollywoodien encore trop souvent masculin. Mais également prouver que Jennfier Lawrence est déjà une grande actrice.

HUNGER GAMES se sert de la dystopie pour parler d'un monde à bout de souffle, manipulé par le gouvernement et la misère, parqué dans des districts comme dans des cages et devant tous sacrifier des enfants pour un jeu de massacre qu'ils sont obligés de regarder sur écran. Terrible dans son sous-texte mettant en avant l'exploitation, beaucoup de monde en oublie que la saga est d'une noirceur totale et qu'elle laisse peu de place à l'espoir. L'EMBRASEMENT est à ce titre une réussite exemplaire, privilégiant son contexte et son scénario pour monter le film dans des hauteurs plutôt inespérées. Même LA REVOLTE PARTIE I, très critiqué pour son manque d'action, se révèle pourtant être un véritable contre-pied au cinéma hollywoodien qui a pour habitude de balancer des tonnes de plans virtuels pendant plus de deux heures. Même si il est un peu sage, ce troisième volet regorge de moments suspendus, accentuant cette idée de dernier souffle, de la fin d'un monde entrain d'agoniser.

Mais on ne peut rentrer dans une histoire sans des personnages attachants. A ce titre, Katniss est un modèle, l'anti- Bella (TWILIGHT) par excellence. Elle est forte, combative, fragile aussi et porte son rôle de chef de rébellion comme un fardeau. Rarement maquillée, Jennifer Lawrence est démente dans ce rôle et marque elle aussi une forme de rébellion pour notre monde. Non, les personnages forts ne sont pas uniquement réservés aux garçons. Elles n'ont pas besoin d'un grand protecteur pour s'en sortir. Elle a bousculé un peu le modèle du héros ou plutôt de l'héroïne et risque d'avoir des répercussions plutôt bénéfiques pour les rôles féminins.

Plus que ses "concurrents"( DIVERGENTE n'a pas sa force dramatique et LE LABYRINTHE est plus costaud dans son spectacle que dans ses thématiques), HUNGER GAMES joue avec une poésie souvent très jolie et réussie en témoigne ce chant dans le troisième volet, grand et sombre à la fois. Mais ce n'est pas tout, le geste de rébellion de Katniss, la mort de Rue et surtout la séquence déchirante du DISTRICT 11 dans L'EMBRASEMENT, peut-être la meilleure de la saga. Il faut rappeler que cette dernière s'adresse principalement aux ados mais qu'elle a su se transcender pour devenir plus que cela. Surtout, elle ne prend pas les enfants pour des imbéciles, leur parle franchement et sans concession.

Jusqu'à ce dernier volet qui risque d'en laisser plus d'un le souffle coupé. Vous vouliez de l'action ? Vous allez être servi. Vous vouliez être transporté ? Vous allez être servi mais pas sûr que ça vous plaise. Suzanne Collins, l'auteure des bouquins, n'a pas hésité à sacrifier plusieurs personnages et la fin possède des surprises de taille. C'est le chant du cygne d'une saga prenante de bout en bout et qui va enfin se compléter totalement avec un dernier film qui risque d'être un spectacle total.

HUNGER GAMES 4, FIN DE PARTIE
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