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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

critique de LE TOUT NOUVEAU TESTAMENT

Publié le 3 Septembre 2015 par Romain Jankowski

critique de LE TOUT NOUVEAU TESTAMENT

Aujourd'hui, il y a une vrai problème en terme de marketing. Les films sont vendus superficiellement, soit grâce à des bandes-annonces qui révèlent la totalité de l'intrigue soit par une campagne misant sur certains passages du film capable d'attirer le plus de spectateur possible quitte à trahir ce dernier lorsqu'il est parti le voir. Le film de Jaco Van Dormael est assurément à classer dans cette catégorie tant le film ne ressemble en rien à ce qui était promis. De possible comédie de l'année, LE TOUT NOUVEAU TESTAMENT est passé dans la case pire déception de l'année. Explications.

D'abord, évacuons tout espoir : ce n'est pas une comédie. Le plus drôle est dans la bande-annonce. Point. L'intrigue est en vérité une nouvelle étude du testament dans le monde moderne, filmé comme un conte divin, dominé par une petite fille qui se révèle être la progéniture de Dieu lui-même. Sur le papier, c'est une excellente idée. Casting aidant (Moreau, Poelvoorde, Damiens, Deneuve), les personnages ont de la gueule et le décalage aurait pu vite se faire. Mais une fois les dates de décès balancées, le scénario sombre, s'accrochant désespérément à la recherche des apôtres. Et à partir de là, on a franchement l'impression d'assister aux mêmes scènes encore et encore. Ténébreux et même carrément glauque à certains moments, le cinéaste se plante à insuffler un supplément d'âme à ses personnages trop éloignés de la réalité pour convaincre (oui, Deneuve couche quand même avec un gorille...). Difficile de ressentir de l'empathie pour ces hommes et femmes aux motivations confuses.

L'ennui est palpable et l'ensemble extrêmement long. On passe deux heures à étirer un propos qui aurait été idéal dans un court-métrage. Ici, il fait figure d'une belle idée de départ, sans plus. Les mélodies sombres n'arrangent rien à ce sentiment de contre-film. Reste alors Benoît Poelvoorde en Dieu. Horrible salopard doublé d'une tête de psychopathe comme seul le belge peut nous produire, toutes ses apparitions font mouche notamment lors de cette séquence d'anthologie dans une église. Il est la seule vraie respiration du long-métrage.

LE TOUT NOUVEAU TESTAMENT est donc une profonde arnaque marketing mais surtout un mauvais film, ne parvenant jamais à faire entrer le spectateur dans ce récit trop surréaliste et redondant.

LE TOUT NOUVEAU TESTAMENT 1h46

Film réalisé par Jaco Van Dormael

Avec Benoît Poelvoorde, Yolande Moreau, François Damiens, Catherine Deneuve.

NOTE GLOBALE : 07 / 20

critique de LE TOUT NOUVEAU TESTAMENT
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Atanas 07/09/2016 18:08

Est-ce que le film ‘‘Le tout nouveau testament’’ est uniquement un film blasphématoire?
Eh bien non, ce n’est pas uniquement un film satanique, antichrétien et faisant la promotion de la théorie du genre. Non c’est également le plagiat inversé d’un livre datant de 2010 et écrit par un chrétien.
Le titre du livre: 18 la prophétie: 1- à l’aube du premier jour.
Le nom de l’auteur: Atanas Ivanov Koutrev.
Les similitudes entre les deux œuvres sont troublantes.
Le livre en question est un mélange de religion, de fantastique, de philosophie avec un peu d’humour.
Le film également.
Le livre est une version moderne et rock and roll de la Bible.
Le film également.

Dans le livre, un jeune homme de 18 ans, vivant à Paris commence à avoir des songes prophétiques, suite à cela, il comprend qu’il doit partir à la recherche de 18 prophètes pour sauver le monde. Il prêche la fin du monde matérialiste et le nombre 18 revient constamment au sein de l’ouvrage.
Dans le film, une jeune fille vivant à Bruxelles décide suite à une rébellion vis-à-vis de Dieu, de partir à la recherche de 6 apôtres pour compléter les 12 de Jésus-Christ afin d’arriver au nombre 18. Elle prêche le matérialisme et la rébellion vis-à-vis de Dieu. Le nombre 18 revient constamment au sein du film, sans que personne ne puisse expliquer pourquoi, ce qui n’est pas surprenant car l’auteur ne le révèle que dans le tome 4, or les réalisateurs ont clairement plagié le tome 1.
La scène du film dans laquelle la jeune fille est debout face à la fenêtre de son immeuble vient directement du premier songe du livre.
La tour de Dieu dans le film ressemble visuellement à l’illustration de la Compagnie Denver dans le livre.
En image subliminale pendant la séquence avec le petit garçon au chapeau noir, on voit une montagne qui ressemble à la montagne sur la couverture du livre.
La première partie du livre évoque de nombreux songes prophétiques, idée reprise dans le film.
La seconde partie du livre raconte l’histoire du jeune homme lorsqu’il part à la recherche des 18 personnes de son premier songe. Chacun de ses apôtres a son propre chapitre, le tout selon un découpage minutieux afin que chacun ait sa partie bien spécifique. Idée également reprise dans le film.
Dans le livre, Dieu guide le personnage principal via des songes.
Dans le film, Dieu est un salaud, combattu par le personnage principal, ce qui rend le travestissement du message de l’auteur d’autant plus grave. Le but du réalisateur étant clairement de manipuler l’information afin que le public ne puisse pas connaître la vérité sur le nombre 18.
Dans le livre, dans le chapitre 35 de la seconde partie, le personnage principal se retrouve face à ce qu’il croit être un miroir alors qu’en réalité il s’agit d’une baie vitrée derrière laquelle il voit quelqu’un qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Cela fut également repris dans le film, il s’agit de la scène du miroir avec François Damiens. Impossible pour le spectateur d’y trouver un sens sans avoir lu l’ouvrage en premier.
Dans le film, le petit garçon au chapeau noir est peut-être une référence à l’homme au chapeau noir du livre.
Dans le film, la scène sous la pluie dans laquelle la jeune fille écarte les bras est une reprise du chapitre 38 de la seconde partie du livre.
Dans le film, la jeune fille reconnaît elle-même que ce n’est pas à elle d’écrire ce nouvel évangile, et que fait-elle? Elle choisit un clochard au hasard et dyslexique de surcroît. C’est ainsi que le réalisateur voit l’écrivain en question, comme un clochard qui peut-être piétiné par lui car étant moins puissant financièrement. Plus tard dans le film, on apprend que le clochard aurait passé 6 mois en prison. Dans le livre, le personnage principal finit par embrasser la passion Christique sous forme d’emprisonnement carcéral qui durera en tout et pour tout 6 mois. Dans le film, on voit à la fin le clochard dédicacer des livres, tout comme l’auteur le fait dans la vraie vie.
Dans le film, la fille et le clochard se rendent dans un endroit qui ressemble à l’illustration de la planète 8 du livre.
Dans le livre, il n’y a pas de place pour la sexualité.
Dans le film, il n’y a que ça. L’homosexualité y est mise en avant comme une qualité via le dernier apôtre, sans parler de la zoophilie.
Dans le chapitre 40 de la troisième partie du livre, il y a un passage de réflexion évoquant des oiseaux, c’est également le cas dans le film.
Pour ce qui est de l’identité de la jeune fille du film. Il ne faut pas chercher bien loin, car dans le livre, dans le chapitre 31 de la troisième partie, le méchant de l’histoire tombe sur une fille qui lui rappelle le personnage principal, car elle est dotée de la même lumière.
Dans le livre, dans la seconde partie, le personnage principal dit à un de ses futurs apôtres de lâcher son arme en échange d’un cappuccino. Dans le film, la jeune fille en fait de même face à François Damiens.
Dans une Interview qui date de début 2013, l’auteur du livre a dit que chaque musique représentait pour lui un livre différent.
Dans le film, ils ont également repris cela, car la jeune fille dit que chaque personne a sa propre musique intérieure.
Finalement quand on enlève du film tous les éléments qui viennent du livre, que reste-t-il?
Il reste des blasphèmes, de la nudité, de la zoophilie, de la théorie du genre, un poisson qui chante, des poulets dans une salle de cinéma, des machines à laver, des SMS et… et c’est tout en fait. Cela fait peu pour un film de deux heures. Et on constate que certains satanistes sont prêts à investir des millions pour inverser le message d’un chrétien indépendant. Message qui bien que le livre soit fantastique, est tiré de faits réels.