Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

critique de EVEREST

Publié le 25 Septembre 2015 par Romain Jankowski

critique de EVEREST

Aujourd'hui, il y a tellement de supports possibles pour regarder un film que certains en oublient l'expérience unique de la salle de cinéma. Même le blu-ray, aussi impressionnant soit-il, ne peut lui faire de l'ombre. Certains en doutent ? GRAVITY en est pourtant le parfait exemple, monumental en salles, banal chez soi. Cette année, deux films retentent l'expérience unique de la salle de cinéma. Avant THE WALK de Robert Zemeckis qui risque d'être incroyable en 3D, voici EVEREST de l'islandais Baltasar Kormakur.

Attention les yeux, les oreilles et toutes sensations paralysantes. EVEREST est un spectacle exceptionnel sur un fond dramatique indéniable donnant une puissance folle à cette escapade mortelle. Ce qui intéresse le cinéaste ici n'est pas tant la dimension métaphysique du récit (pourquoi ces Hommes risquent-ils leurs vies pour grimper une montagne ?) ni religieuse (les moines bouddhistes, expédiés en une scène) mais celle du spectacle. Dense et dynamique, sa mise en scène est assez prodigieuse nous faisant oublier quelques effets visuels un peu maladroit. Les crevasses aux fonds interminables, les chutes à plus de 5000 mètres d'altitude, des parois qui se détachent, autant de moments de bravoure qui vous coupent littéralement le souffle ! Et que dire de la tempête, à la puissante sonore inouïe qui hante bien après la fin de la projection. Le film nous prend aux tripes jusque dans son final, beau et élégiaque.

Au delà de sa forme, Kormakur (SURVIVRE, 2 GUNS) a réussi à insuffler de la vie dans ses personnages sans en faire des marionnettes au service de Dame Nature. Il réussit également l'exploit de ne pas être larmoyant, écueil facile dans ce genre de production (fait divers, héroïsme). Sans être le chef d'oeuvre attendu, EVEREST n'en reste pas moins une oeuvre remarquable qui perdra de sa puissance en dehors de la salle de cinéma. On ne retrouvera forcément pas la grandeur et la démesure qui caractérise le film.

Pour finir, il est important de le mentionner, la 3D est démentielle. Profondeur maximale, effets de vertiges fréquents, quelques jaillissements, préparez-vous à un dépaysement total ! Jamais cette technologie n'a été aussi intense. Et avec l'arrivée de THE WALK, il se pourrait bien que cette mal-aimée se fasse enfin une renommée. Elle en a le potentiel. Il suffit juste de savoir l'utiliser.

EVEREST 2h02

Film réalisé par Baltasar Kormakur

Avec Jason Clarke, Josh Brolin, Jake Gyllenhaal, Emily Watson

NOTE GLOBALE : 15 / 20

critique de EVEREST
Commenter cet article