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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

RESIDENT EVIL 6 : L'ENTERREMENT DEFINITIF DE LA SAGA ?

Publié le 20 Juillet 2015 par Romain Jankowski

RESIDENT EVIL 6 : L'ENTERREMENT DEFINITIF DE LA SAGA ?

Faut-il vraiment rappeler ce qu'est RESIDENT EVIL ? ce jeu conçu en 1995 comme un survival absolument effrayant fut l'un des plus marquants de son époque suivit d'opus tout aussi réjouissant jusqu'au quatrième. Le hic c'est l'après et l'entre-deux.

Le vrai coup dur, qui n'a pas semblé en être un pour CAPCOM, c'est bel et bien l'adaptation cinématographique faite par le tâcheron Paul W.S Anderson. Alors que la production avait un terrain de jeu immense à exploiter, elle a préférée inventer une histoire de simili-virus et de programme d'intelligence artificielle totalement absurde qui ne rend jamais justice au jeu vidéo. Pire, il se fiche complètement de lui lorsqu'on voit Alice (insupportable Mila Jovovich) dans le manoir(unique lieu du jeu) rattrapée par... des forces spéciales ! Les zombies sont assez ratés et malgré quelques petites trouvailles sympathiques, RESIDENT EVIL est un naufrage, pas sauvés par ses personnages bêtes et peu attachants. Mais comme le spectateur est toujours un peu optimiste, il va espérer voir mieux dans le suivant. Ce qui est (un peu) le cas, tant le survival dans la ville est bien mieux construit que son prédécesseur. Malheureusement, et encore une fois, les ralentis débiles et les scènes d'horreur totalement absentes font défauts à cette série B tout de même assez maigre. Son seul salut se trouvera dans le troisième, EXTINCTION, qui en s'éloignant du jeu parvient enfin à trouver son identité. Toujours cette petite laideur esthétique parfois (le combat avec le monstre) mais le scénario et les scènes d'angoisse (plus présentes) sont enfin corrects !

Mais le nouveau hic, c'est que ces deux derniers volets ne sont pas réalisés par Anderson. En revanche, il revient pour les deux autres opus. Entre-temps, RESIDENT EVIL 5 est sorti sur console. Etonnament proche des films de par sa construction et son côté action (qui prime sur le survival), ce nouveau volet sera perçu d'un mauvais oeil par les fans sentant venir le revirement de leur saga préférée. Pas le temps de s'en remettre que mister Anderson sort sa nouvelle purge, AFTERLIFE, d'une laideur catastrophique servit par des ralentis abominables et des acteurs absents. Hormis la séquence du face-à-face avec le monstre à la tronçonneuse (piqué à... RESIDENT EVIL 5 !) malheureusement charcutée par les ralentis, peu de choses sont à sauver dans cet opus. Le film ayant peu cartonné, on se disait qu'il pouvait en rester là. Mais évidemment, non. L'année 2012 représente donc le naufrage ultime pour la saga dans son ensemble. En septembre sort RETRIBUTION et avec lui le nanar que l'on attendait depuis le début de la saga, le vrai. Inventant une histoire involontairement drôle d'arène où Alice est confrontée aux pires monstres de la saga, ce cinquième volet est un naufrage absolu, de sa scène d'ouverture (le ralenti inversé, peut-être l'une des pires séquences de film d'action que l'on ai vu ces dernières années) à son ridicule final en passant par des combats abracadabrants où Alice devient une sorte de super-héroïne débile. Les recettes s'effondrent, les critiques le coulent mais la suite est lancée (?!?). En octobre, sort RESIDENT EVIL 6 sur console et le jeu ressemble à s'y méprendre à l'univers des films ! Aussi pire que ces derniers ! On peut raisonnablement se dire que la saga est perdue pour de bon.

Mais forcément, il y a encore un film. Anderson ne veut pas lâcher la saga alors qu'il le devrait. Vraiment. THE FINAL CHAPTER (titre qui fait penser aux séries Z d'antan) devrait donc sortir en 2016. Mais pourquoi ? Pour enterrer définitivement l'aura culte de cette saga ? Pour enterrer l'image des quatre premiers jeux entrés dans l'imaginaire collectif ? Pourquoi ne pas laisser un réalisateur en faire son reboot avec du respect et un supplément qualitatif en plus ? Parce que à ce niveau là, et en regardant où s'est arrêté le cinquième, il n'y a pratiquement aucune chance que ce final soit bon. Et nous rappeler que les adaptations cinéma de jeux vidéos font rarement bon ménage. Mais quand de vrais cinéastes avec de vrais idées de cinéma sont derrière, on est un peu plus enclins à y croire. En cela, et pour la synergie des deux médiums, WARCRAFT réalisé par Duncan Jones (juin 2016) et ASSASSIN'S CREED dirigé par Justin Kierzel (août 2016) devront êtres des réussites !

RESIDENT EVIL 6 : L'ENTERREMENT DEFINITIF DE LA SAGA ?
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