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L'antre du cinéphile

L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

Publié le par Romain Jankowski
critique de LA RAGE AU VENTRE

Même pas un an après son EQUALIZER, Antoine Fuqua également réalisateur du génial TRAINING DAY et du moins bon LA CHUTE DE LA MAISON BLANCHE, revient avec un film plus intime, plus fort que tous ses prédécesseurs. Homme de l'héroïsme et formidable directeur d'acteurs, Fuqua assène un violent uppercut avec sa RAGE AU VENTRE emmené par un Jake Gyllenhaal littéralement habité.

Rappelez-vous, le mois dernier L'ANTRE DU CINEPHILE mettait sous le feu des projecteurs ce film, le qualifiant de probable surprise de l'été. Le résultat est désormais officiel, oui LA RAGE AU VENTRE est une incontestable réussite saisissant le spectateur au cou pour ne plus jamais le lâcher. La multitude de sentiments qui nous envahit durant deux heures est assez vertigineux. Mettant une nouvelle fois son talent de metteur en scène en action, Fuqua filme les matchs de boxe avec une maestria hallucinante nous faisant ressentir chaque coup porté. Le premier combat nous laisse déjà pantois et le scénario de devenir plus personnel par la suite. Après un terrible accident qui le prive de sa femme, Billy Hope s'enferme dans la dépression malgré la présence de sa fille qui lui sera bientôt enlevée par les services sociaux. Tout y passe : l'agent véreux et un peu trop caricatural campé par Curtis "50 CENT" Jackson, l'entraîneur qui retourne sa veste, les dettes qui arrivent un peu trop rapidement. Fuqua réussit moins la partie extra-sportive même si l'on distingue sa volonté de critiquer le business qu'est devenu la boxe.

Là où il est le plus fort en revanche ce sont dans ces scènes intimes aidé, il est vrai, par Gyllenhaal que l'on aura rarement vu aussi intense. Toujours à fleur de peau, blessé dans son corps et dans son âme, c'est une bête, enragé et enfiévré, désireux de remonter sur le ring pour reprendre sa fille et son honneur. Sali dans les journaux, il va trouver son salut dans une petite salle dirigé par le personnage de Forest Whitaker, très bon comme souvent. Ce dernier va le remettre dans le droit chemin psychologique, lui faire affronter ses propres démons et enfin lui exposer ses failles pour mieux les contourner. Le film devient alors un parcours du combattant, aux sous-intrigues passionnantes et déchirantes (celle d'un jeune de la salle) tout en explosant dans un dernier combat à couper le souffle où la rage de cet homme nous frappe de plein fouet.

Au delà de son côté classique indéniable et de scènes clés pas très bien réussies (celle de la mort de sa femme s'étire inexplicablement en longueur la transformant en moment un peu malsain), LA RAGE AU VENTRE demeure une petite bombe nerveuse qu'il ne faut absolument pas rater en salles. Et Fuqua de redonner un second souffle à sa carrière après son très réussi EQUALIZER.

LA RAGE AU VENTRE 2h03

Film réalisé par Antoine Fuqua

Avec Jake Gyllenhaal, Forest Whitaker, Curtis"50CENT"Jackson, Rachel McAdams.

NOTE GLOBALE : 15 / 20

critique de LA RAGE AU VENTRE

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