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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

HOMMAGE À JAMES HORNER

Publié le 23 Juin 2015 par Romain Jankowski

Procéder à deux articles hommages le même mois est difficile. Après la légende Christopher Lee, voici qu'un autre grand homme de cinéma, l'un des meilleurs compositeurs du monde, nous a quitté dans un triste accident d'avion. La vie est cruelle, elle l'a enlevé à 61 ans dans la pleine possession de ses moyens où il enregistrait encore beaucoup de B.O de film.

James Horner, c'est d'abord un style, un univers en avance sur son temps lorsqu'il débarque à Los Angeles dans les années 80. D'abord sceptique, Hollywood va être charmer par son approche électronique mêlée à des choeurs. Il aime les grandes partitions épiques, devient l'égérie d'une approche totalement lyrique. Et parfois répétitive. Il n'est pas rare en effet de retrouver parfois les mêmes tonalités de films en films notamment dans ce qui est surnommait le "danger motif", quatre notes, souvent répétées pour accompagner les épreuves à l'écran. Mais c'est justement pour ça qu'on aimait Horner.

Car il n'avait pas de semblable. Maniaque, perfectionniste, Horner ne s'est jamais bafoué ni renié. Son premier fait d'armes c'est LES MERCENAIRES DE L'ESPACE de Murakami en 1980, déjà un résumé de son style si particulier. Il enchante enfin le grand public avec ALIENS de James Cameron avec une mélodie désenchantée collant à merveille avec l'univers apocalyptique mis à l'écran. Il y aura également l'effrayant LE NOM DE LA ROSE de Jean-Jacques Annaud (avec qui il collaborera beaucoup), COCOON, LE RETOUR ou encore STAR TREK 3.

Il était souvent l'homme des films d'action dans le début des années 90, entre 48 HEURES DE PLUS, COEUR DE TONNERRE et JEUX DE GUERRES en passant par L'AFFAIRE PELICAN. Mais c'est vraiment en 1994 qu'un nouveau style se met en place, celui d'un lyrisme très élégiaque et tire larmes dans la plus pure tradition du mélo. Avec le sublime LEGENDES D'AUTOMNE, sa musique est un atout indéniable à l'émotion que procure le long-métrage. Il enchaînera avec BRAVEHEART, le meilleur film de Mel Gibson. Et puis en 1997, vient ce qui restera comme sa plus grande partition, son chef-d'oeuvre ainsi que celui de l'Histoire du cinéma : TITANIC.

Inspiration de génie, sommet d'enchantement puis de déchirement, l'une des plus belles bandes sonores de toute l'Histoire, TITANIC est un chef-d'oeuvre qui doit également beaucoup à cela. Terrasser, le spectateur aura toutes les mélodies en tête puis la chanson de Céline Dion composée également par Horner. Il y a incontestablement un avant et un après dans la carrière du musicien. Dés lors, les films d'action se font plus rares et il a tout loisir d'exploiter son lyrisme dans des grosses productions épiques telles que EN PLEINE TEMPETE, TROIE ou STALINGRAD. Il va également collaborer avec Terrence Malick sur son merveilleux LE NOUVEAU MONDE et retrouvera Mel Gibson pour APOCALYPTO. Après le superbe AVATAR (où il retrouve pour la troisième fois Cameron), il va traverser une période un peu plus compliquée. Il retrouve encore Annaud pour le moyen OR NOIR mais il s'avère un peu en manque d'inspiration avec THE KARATE KID et surtout AMAZING SPIDER MAN. Cette relecture du super-héros, réussie, souffre d'un manque évident d'implication, d'une mauvaise gestion du personnage car aucun thème ne lui réellement attribué.

Mais il avait retrouvé toute son inspiration dans le magnifique DERNIER LOUP de Annaud sorti en février dernier. On avait déjà hâte de voir LA RAGE AU VENTRE mais encore plus aujourd'hui pour découvrir la dernière partition d'un grand Homme du cinéma.

HOMMAGE À JAMES HORNER
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