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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

critique de JURASSIC WORLD

Publié le 11 Juin 2015 par Romain Jankowski

critique de JURASSIC WORLD

2015, c'est le retour des anciennes gloires : MAD MAX, JURASSIC PARK, TERMINATOR et STAR WARS. C'est le retour de ceux qui nous ont fait rêver étant gosse, effrayer aussi, pleurer, rire. Après l'incroyable MAD MAX et avant le retour de Schwarzy dans le meilleur rôle de sa carrière, voici le come-back des dinos avec une ouverture de parc qui a lieu vingt-deux ans après les événements du premier volet. Tout va pour le mieux avant que les chercheurs se mettent à expérimenter une nouvelle bestiole plus grosse et plus dangereuse que les autres.

Dés les premières minutes, les frissons nous gagne à l'écoute de ces fameuses notes de musique qui nous ont enchanter il y a déjà fort longtemps. La nostalgie refait surface immédiatement. Tout est donc prêt pour que l'on embarque à bord de l'avion pour rejoindre le parc avec deux frères qui vont retrouver leur tante, chef des projets scientifiques. Dés lors, les quarante premières minutes sont absolument bluffantes de maîtrise, distillant ses informations au compte-goutte et s'arrachant à son fameux discours homme-nature avec aisance. Dur de ne pas y voir également une critique de la société moderne et plus directement du cinéma hollywoodien contemporain avec sa volonté de surenchère. L'Indominus-rex représente celui-ci. Alternant son montage entre les négociations sur l'I-rex et le parcours des deux enfants dans le parc, Colin Trevorrow, le réalisateur, parvient à garder un total contrôle sur sa machinerie et d'alterner le merveilleux avec l'inquiétude. Comment ne pas se frotter les yeux quand la porte du parc s'ouvre, sous le regard ébahi du petit garçon incarné avec conviction par le jeune Ty Simpkins ? On regrette même de ne pas plus s'y attarder, le tout étant résumé avec quelques plans plutôt furtifs. Mais les dinosaures sont bien là, plus sublimes que jamais et montrés avec une parcimonie qui rappelle totalement JURASSIC PARK premier du nom. Le sommet du crâne du T-rex, un peu de brontosaure, d'ankylosaure. Cette retenue est un bon point. Mais la claque c'est le mosasaure, ce monstre aquatique, bluffant de réalisme (c'est un vrai, non ?) et de puissance physique. Le sol tremble littéralement à chacune de ses apparitions. Et que dire du nouveau venu, l'Indominus rex, qui est déjà prêt à entrer dans le panthéon des meilleures créatures de l'Histoire du cinéma.

Rattaché au film original de Spielberg, JURASSIC WORLD se façonne ensuite une identité propre à lui-même dans la deuxième heure. Et de bien montrer que Trevorrow n'a pas fait dans le copier-coller même si le fan service frôle l'insolence (les plans d'hélico, les T-shirt). Un ventre mou s'installe alors, synonyme d'une transformation progressive de l'intrigue, d'une sorte de passage charnière qui nous guide au nouvel essor que représente JURASSIC WORLD. Les surprises s'accumulent alors (que je ne révélerai évidemment pas) jusqu'à un final apocalyptique impressionnant. Même si le côté surenchère reprend un peu trop ses droits dans un combat de fin proche de la sortie de piste.

Mais le défaut qui ne peut pas faire de JURASSIC WORLD le nouveau JURASSIC PARK c'est l'attachement aux personnages. Même si ils sont bien incarnés, il manque un véritable travail d'écriture autour d'eux. Owen, joué par le génial Chris Pratt, est à ce titre le seul qui sort vraiment du lot même si on regrette qu'il devienne un poil caricatural vers la toute fin. Son grand atout c'est la maîtrise (pas totale, rassurez-vous) des raptors avec ce lien pas si indestructible. Mais vous n'en saurez pas plus. Cependant, la différence se place là, dans la rigueur scénaristique. La profondeur des personnages n'est qu'effleuré et cela joue inévitablement sur l'intrigue qui dégage parfois une difficulté à véritablement nous émouvoir. Et le film de devenir un terrible divertissement, impressionnant et chaotique, mais un peu dénué de chair.

A tous ceux qui croient encore ressentir le terrible choc qu'ils ont eus avec JURASSIC PARK en 1993, oubliez-ça. RIEN ne pourra être comparable. Mais si vous vous débarrassez de ce parallèle alors vous vous rendrez compte que ce JURASSIC WORLD est la meilleure suite du film de Spielberg, qu'il regorge d'assez de qualités pour être pris au sérieux et que le cynisme dont il fait preuve est là pour nous rendre notre naïveté. Et vous laisser bouche bée devant ces incroyables animaux disparus il y a des millions d'années mais qui fascinent toujours autant.

JURASSIC WORLD 2h04

Film réalisé par Colin Trevorrow

Avec Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Ty Simpkins, Vincent D'Onofrio.

NOTE GLOBALE : 16 / 20

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