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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

critique de CENDRILLON

Publié le 28 Mars 2015 par Romain Jankowski

critique de CENDRILLON

D'abord conte de Charles Perrault en 1697, Cendrillon devient un classique Disney dans les années 50, une oeuvre phare et adorée, à la poésie et au romantisme somptueux. Cette petite fille qui perd ses parents puis accepte sa belle-mère par amour pour son père et qui va se faire dominer par elle et ses belles-soeurs à la mort de celui-ci. L'histoire est largement connue et pour ceux qui aiment le conservatisme, ne vous en faîtes pas : la version live est la même que celle animée.

Kenneth Branagh (SHAKESPEARE IN LOVE, THOR), amoureux de Shakespeare et des films en costumes, a donc signé cette nouvelle version de CENDRILLON. Enfin, exécuter plutôt tant le manque de personnalité est flagrant à tous les étages. Le cinéaste n'a pas dû avoir beaucoup son mot à dire sur le plateau. L'aspect trop lisse et directe de la transposition frôle franchement la sortie de route mais, miraculeusement, le film parvient tout de même à faire son effet. Peu à peu, et malgré une voix-off insupportable, on se laisse à nouveau transporter par cette merveilleuse histoire. Reste qu'ici on s'intéresse un peu plus au prince et ses conflits maritaux avec son père, le roi. Il y a quelques étincelles ici ou là mais non le portage est telle quelle. C'est réellement le seul gros défaut qu'on peut lui trouver doublé d'un certain manque de poésie étonnant. Branagh a tendance à faire disparaître la magie dans ses excès visuels. Trop de paillettes, d'envolées de caméra, de beauté. D'où l'aspect un peu lisse et tendancieux. Il y a peu de métaphores, peu d'ambiguité contrairement au dessin animé originel. Il y a aussi ce manque d'humour qui paraît un peu étrange, comme si Disney voulait paraître plus sombre ou sérieux. Etonnant.

Mais assurément, le film fonctionnera sur les enfants et c'est bien là l'important. Doté d'un budget confortable, les décors sont impressionnants (la salle de bal va vous décrocher la mâchoire) et les acteurs sont très beaux (et plutôt bons). L'histoire de cette fille soumise à la bonne volonté de sa belle-mère (Cate Blanchett en fait des tonnes mais a l'air de s'éclater à le faire) et qui va découvrir l'amour, le vrai, le pur. C'est suranné mais ça fonctionne toujours. Ceux qui n'aiment pas cette histoire, inutile d'y aller, ceux qui aiment, allez-y. CENDRILLON n'est pas BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR ou MALEFIQUE. Il ne reprend pas l'histoire sous un certain angle mais le transpose plan par plan. C'est une volonté purement mercantile (l'affreux court-métrage LA REINE DES NEIGES en début de film l'atteste) et opportuniste de la part de Disney. Cela peut paraître agaçant mais visiblement les spectateurs répondent présent. La magie Disney diront nous.

CENDRILLON 1h52

Film réalisé par Kenneth Branagh

Avec Lilly James, Cate Blanchett, Richard Madden, Helena Bonham Carter.

NOTE GLOBALE 13 / 20

critique de CENDRILLON
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