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L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

critique de KINGSMAN

Publié le 21 Février 2015 par Romain Jankowski

critique de KINGSMAN

Réalisateur des très réussis X-MEN:LE COMMENCEMENT et KICK ASS, Matthew Vaughn adapte une BD de son ami Mark Millar qui, selon l'anecdote, aurait eu l'idée de ces espions à l'ancienne cool et gentlemen lors d'une beuverie. Quand on voit le résultat à l'écran, on ne s'en étonne pas. Entre son méchant qui zozote, son héros calme et vintage mais qui tatane sec, la femme de main qui a des lames à la place des pieds, son scénario tellement fou, son visuel qui l'est tout autant et une BO franchement terrible, KINGSMAN est comme LES GARDIENS DE LA GALAXIE l'an dernier : un film instantanément culte et marquant.

Et forcément quand on ouvre son film avec Dire Straight et le chef d'oeuvre musical qu'est "Money for nothing", critique méchante du star-system comme pour mieux se démarquer du reste des autres blockbusters, on ne peut qu'être différent. Ici, on s'autorise tout : les insultes, le sang qui gicle, les espions qui bottent les fesses aux mamies. Le paroxysme de la provoc' revient à cette scène hallucinante dans l'Eglise. Ca faisait longtemps que l'on n'avait pas vu une telle intensité au cinéma. Chaque séquence y va de son gag même si il n'est pas parodique comme dans le très con AUSTIN POWER. Colin Firth est juste phénoménal dans ce rôle de gentleman, son flegme envahissant tout l'écran comme cette hilarante scène dans le bar. Surtout que le cinéaste a la très bonne idée de construire son intrigue avec un montage parallèle constant entre l'enquête d'Harry (Colin Firth) sur le méchant Valentine (terrible Samuel L. Jackson) et les épreuves d'Eggsy (la révélation Taron Egerton). Le rythme ne retombe dés lors jamais. L'univers mis en place est vraiment réussi et les gadgets montrés à l'écran hyper-excitants.

De l'écriture en passant par la bande-son, tout est d'une réussite incontestable dans KINGSMAN. Son humour, sa cool-attitude donnent envie de le revoir presque dans la foulée. Vaughn enchaîne les scènes complètement dingues à une vitesse vertigineuse. Et ses séquences d'action, caméra collé au plus prés des corps sans sur-découpage excessifs, sont diablement entraînante. La prestation physique des acteurs est, elle, remarquable. C'est un divertissement méchamment réussi, renouant avec les anciens films d'espionnage tout en se démarquant avec son post-modernisme salvateur. KICK-ASS avait rendu le super-héros normal et cool ? KINGSMAN en fait autant avec le super-espion. Mais ce dernier est largement plus réussi encore.

KINGSMAN 2h08

Film réalisé par Matthew Vaughn

Avec Taron Egerton, Colin Firth, Samuel L.Jackson, Mark Strong.

NOTE GLOBALE 16 / 20

critique de KINGSMAN
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