Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
L'antre du cinéphile

Critiques de films, news et rétro-cinéma

La preview de la semaine "MAD MAX : FURY ROAD"

Publié le 19 Décembre 2014 par Romain Jankowski

La preview de la semaine  "MAD MAX : FURY ROAD"

Longtemps attendu, désiré, planté par de nombreux rebondissements pendant le tournage qui a été déplacé, un temps annulé, reparti puis re-stoppé et re-prolongé... Bref, une galère totale pour mettre en boîte le quatrième volet de cette saga culte qui a fait connaître Mel Gibson. Mais aussi redéfini l'action dans les années 80 et redonné un souffle au cinéma australien. L'homme derrière tout ça, c'est George Miller, principalement réalisateur de MAD MAX mais a qui on doit aussi BABE et les deux HAPPY FEET. Inutile de dire que FURY ROAD est extrêmement attendu.

Un temps présagé pour reprendre du service, Mel Gibson n'est finalement pas dans le film ( ou peut-être en apparition clin d'oeil ? ) et c'est le fabuleux Tom Hardy qui le remplace. Une idée de casting géniale d'engager l'un des acteurs les plus intenses de sa génération sachant utiliser son corps pour parfaire les émotions brutales de son personnage. Et le rôle de Max s'avère parfait pour lui, peu bavard et homme d'action. A ses côtés, Charlize Theron, méconnaissable dans la bande annonce et qui interprète la célèbre Furiosa, personnage emblématique de la trilogie. Un duo qui risque de faire des étincelles notamment au vu des promesses affichées par le cinéaste lui-même et... les deux bandes annonces absolument scotchantes !

" 1h50 de poursuite infernale !"

De mémoire de cinéphile, rare sont les bandes annonces aussi ahurissantes que celles de MAD MAX FURY ROAD. Les montages sont parfaits, les musiques soigneusement choisies et la folie de l'oeuvre originale risque d'être surpassée ( la tempête de sable, les voiture-perches, les cascades qui coupent littéralement le souffle !). Miller a promis que le film était "une énorme course poursuite de 1h50". Ca promet. D'une part, il revient à un cinéma direct, sans fioritures narratives et qui passe principalement par l'image. Les anciens épisodes étaient d'ailleurs sur ce ton. Miller ne cherche pas a être explicatif et il a toujours été un artisan visuel notamment dans ses deux sous-estimés HAPPY FEET. On aime aussi l'iconisation qu'il fait du personnage de Max, badass mais aussi égoïste ( notamment dans le 2 où il revient aider les habitants que pour raisons personnelles). Il montre d'ailleurs subtilement ses défauts, n 'est jamais didactique dans sa manière de montrer son "monde" ( on sait tout juste qu'il y a une guerre du pétrole dans un paysage que l'on imagine post-apocalyptique). En cela, ce FURY ROAD se différenciera des autres blockbusters de l'année 2015. Et même de ce qu'on aura vu récemment sur grand écran.

Alors évidemment que l'on attend ce quatrième volet et évidemment qu'il mérite un gros succès. Pourquoi ? Parce que en plus de rester dans sa narration visuelle et brute, Miller a promis qu'il n'y avait que 20 % de numérique dans le film autant dire rien du tout ! ( quand AVENGERS en sera à plus de 80 %, par exemple). Filmé en "dur", les cascades paraissent dés lors encore plus hallucinantes. L'ambiance qui nous a, pour l'instant, été donnée de voir reflète bien toutes ces promesses. Revenir à un cinéma non-numérique, à l'ancienne, mérite d'être salué. Et je me dis que le 13 mai, date de sortie du film, quelque chose va se passer. Et que ce projet, longtemps désiré, qui a connu des galères presque fatales, va marquer les esprits. Oui, c'est fort possible même...

MAD MAX FURY ROAD SORTIE LE 13 MAI 2015

Avec Tom Hardy, Charlize Theron et Nicholas Hoult.

Commenter cet article